Parlez-vous #COP21 ?

Changement climatique, bouquet énergétique, empreinte écologique… autant de mots qu’on lit ou qu’on entend de plus en plus souvent. Mais connaissez-vous vraiment leur signification ? Découvrez 12 définitions qui vont vous permettre de briller en société pendant et après la COP 21 !
 

1. COP 

Cet acronyme est sur toutes les lèvres, mais que signifie-t-il précisément ? COP, ce sont les initiales de "Conférence of the Parties", ou "Conférence des Parties" en français. Il s’agit de la réunion des signataires (196 pays et l’Union européenne) de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC). Adoptée lors du Sommet de la Terre à Rio en 1992, elle reconnaît officiellement l’existence du dérèglement climatique et la responsabilité humaine dans ce phénomène. Son objectif est de stabiliser les concentrations atmosphériques de gaz à effet de serre à un niveau qui empêche toute perturbation humaine dangereuse du système climatique. Ses 196 signataires se réunissent chaque année. On parle de COP 21 car c’est la 21e conférence organisée. En savoir plus sur la COP 21

2. Changement climatique

C’est le thème de la conférence internationale qui se tient actuellement à Paris. Le changement climatique se définit comme une variation du climat, due à des facteurs naturels ou humains. Le dernier rapport du Giec (Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) prévoit une hausse des températures de 0,3 à 4,8°C d'ici à 2100, si rien n’est fait d’ici là. C’est ce réchauffement que l’accord qui doit être conclu à l’issue de la COP 21 devra permettre de limiter.

3. Gaz à effet de serre

Ces gaz sont tristement célèbres pour leur participation au réchauffement climatique. Il s’agit de la vapeur d’eau, du dioxyde de carbone ou encore du méthane.  L’effet de serre est un phénomène d’échauffement de la surface de la Terre et des couches basses de l’atmosphère, dû au fait que ces gaz absorbent et renvoient une partie du rayonnement infrarouge émis par la Terre. Les émissions de gaz à effet de serre accélèrent le réchauffement de la planète. En savoir plus sur les GES

4. Développement durable

Cette politique de développement s’efforce de concilier la protection de l’environnement, l’efficience économique et la justice sociale, en vue de répondre aux besoins des générations présentes sans compromettre la capacité des générations futures de satisfaire les leurs. Elle peut concerner les activités d’une entité territoriale aussi bien que celles d’une entreprise ou d’un groupe social.

5. Biodiversité

La biodiversité, contraction de biologique et de diversité, représente la diversité des êtres vivants et des écosystèmes : la faune, la flore, les bactéries, les milieux mais aussi les gènes et les variétés domestiques. La biodiversité nous soigne, nous nourrit, nous habille… Elle est partout, indispensable à notre vie quotidienne. La biodiversité nous rend aussi d’innombrables services. 35% des Français déclarent ainsi que l'érosion de la biodiversité a déjà un impact sur leur quotidien (enquête Credoc 2013). Mais elle est menacée par les pressions qui s’exercent sur elle : pollution, réchauffement climatique, artificialisation des sols… En 2015, plus de 22 000 espèces animales étaient menacées dans le monde. En savoir plus sur la protection de la biodiversité

6. Croissance verte

Le Gouvernement a fait adopter, en août 2015, la loi de transition énergétique pour une croissance verte. La croissante verte, c’est une croissance économique respectueuse de l’environnement naturel et visant, par des actions ou des innovations spécifiques, à remédier aux atteintes qui lui sont portées.

7. Empreinte écologique

Cet indicateur évalue les ressources naturelles nécessaires pour produire ce que consomme un individu, une population ou une activité et pour assimiler les déchets correspondants, en les ramenant conventionnellement à la surface de la terre qui permet de les produire. La loi de transition énergétique pour une croissance verte vise à réduire de 10 % les déchets ménagers et assimilés produits d’ici à 2020 ; à permettre le  recyclage de 55 % des déchets non dangereux en 2020 et de 65 % en 2025 ; à valoriser 70 % des déchets du bâtiment et des travaux publics à l’horizon 2020 ; et à réduire de 50 % à l’horizon 2025 les quantités de déchets mis en décharge.

8. Principe de précaution

Vous connaissez l’expression "il vaut mieux prévenir que guérir" ? Ce principe en est l’application à l’environnement. Ainsi, lorsqu’un dommage est susceptible d’affecter l’environnement de manière grave et irréversible, même en l’absence de certitudes scientifiques sur les risques encourus, ces derniers doivent être évalués, et des mesures provisoires et proportionnées au dommage doivent être envisagées.  Le principe de précaution a été introduit en droit français par la loi du 2 février 1995 sur le renforcement de la protection de l’environnement. Il a aujourd’hui valeur constitutionnelle. En effet, la révision constitutionnelle du 1er mars 2005 a annexé la Charte de l’environnement, qui le mentionne explicitement, à la Constitution.

9. Pollueur-payeur

Ce principe parle de lui-même : il implique que les frais engagés pour prévenir, réduire ou combattre une pollution ou toute autre atteinte à l’environnement sont à la charge de celui qui en est reconnu responsable. Ce principe est inscrit dans le droit français depuis la loi du 1er août 2008 qui crée un nouveau régime de responsabilité environnementale fondé sur le principe "pollueur-payeur".

10. Economie circulaire

Cette notion désigne l’organisation des activités économiques et sociales recourant à des modes de production, de consommation et d’échanges fondés sur l’écoconception (mode de conception qui prend en compte, afin de les réduire, ses effets négatifs sur l’environnement), la réparation, le réemploi et le recyclage, et visant à diminuer les ressources utilisées ainsi que les dommages causés à l’environnement. L’économie circulaire est porteuse d’emploi. En France, le secteur de la gestion des déchets représente  ainsi plus de 135 000 emplois. En savoir plus sur l'économie circulaire

11. Bouquet énergétique

Le bouquet énergétique est la répartition, généralement exprimée en pourcentage, des énergies primaires (sources d’énergie non transformées, comme le pétrole brut, le gaz naturel mais aussi l’énergie solaire ou éolienne, entre autres) dans la consommation d’un pays, d’une collectivité ou d’une industrie. La loi de transition énergétique pour une croissance verte tend à accroître la part des énergies renouvelables (solaire, éolienne…) dans le bouquet énergétique de la France. En 2012, 14 % de l’énergie que nous avons consommée était d’origine renouvelable. L’objectif est de 23 % en 2020 et 32 % en 2030.

12. Agro-écologie

L’agro-écologie est une façon de pratiquer l’agriculture en utilisant au mieux les ressources de la nature tout en préservant ses capacités de renouvellement. Elle tend notamment à combiner une agriculture compétitive avec une exploitation raisonnée des ressources naturelles. 2015 marque l'An 1 de la généralisation de l'agro-écologie en France, grâce à la mise en place depuis 2012 des leviers la rendant possible : réforme de la PAC, loi d’Avenir agricole, plans pour le développement de la méthanisation, du bio, de réduction des antibiotiques…  45% des agriculteurs français se considèrent déjà engagés dans cette démarche. En savoir plus sur l'agro-écologie