Discours de Manuel Valls à la Maison de la Chimie
28 avril 2014 - Actualité

Pacte de responsabilité : "l'État doit impulser le mouvement "

Le Premier ministre a réuni l’ensemble des acteurs territoriaux de l’Etat pour amplifier la mobilisation de tous pour l’emploi. L’objectif ? Aller plus loin, accélérer sur tous les fronts en créant une nouvelle dynamique autour du Pacte de responsabilité et de solidarité.
 
Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre une opportunité de recrutement. Il n’est pas acceptable que des emplois disponibles soient aujourd’hui non pourvus.
Manuel Valls

Devant un parterre de préfets, sous-préfets et de directeurs d'administration, le Premier ministre a appelé lundi 28 avril l’ensemble des acteurs territoriaux à "redoubler d’efforts" pour gagner la bataille de l’emploi. Il était accompagné de Michel Sapin, Arnaud Montebourg et François Rebsamen.

Nouvelle étape dans le quinquennat, le Pacte de responsabilité et de solidarité "n’efface - ni ne remplace - tous les autres outils existants". Mais au contraire, "nous devons continuer d’agir sur tous les fronts avec tous les leviers disponibles de la politique de l’emploi", a expliqué Manuel Valls.
 

Le Pacte de responsabilité au cœur de la politique de l’emploi


Alors que le chômage frappe durement les Français, le Premier ministre entend poursuivre les efforts, notamment en faveur de l’emploi des jeunes. L’objectif est d’atteindre 40 000 emplois d’avenir au premier semestre 2014 dont un quart au bénéficie des jeunes issus des quartiers en difficulté. Par ailleurs, le retour à l’emploi des chômeurs de longue durée, des seniors et des personnes handicapées sera accéléré avec le Contrat d’accompagnement dans l’emploi.

Le Pacte de responsabilité, dont l’objectif est d'améliorer la compétitivité des entreprises, ajoute 10 milliards d'euros d'allègements de cotisations sociales aux 20 milliards du CICE, soit un total de 30 milliards d’euros. Il est structuré autour de 4 piliers : l’allègement du coût du travail, la modernisation du système fiscal des entreprises, le choc de simplification des procédures administratives pour les entreprises, l’emploi et le dialogue social.

Tout en rappelant "la portée considérable" de ces mesures, le Premier ministre a assuré de sa vigilance quant à l'usage que feront les entreprises des importants allègements de cotisations. "Je vais être très clair : les marges dégagées par les entreprises doivent servir à l'investissement et à l'emploi, elles n'ont évidemment pas vocation à être consacrées aux dividendes versés aux actionnaires ou à la rémunération des dirigeants", a-t-il déclaré. "Ces marges sont le carburant de la reprise économique, elles doivent alimenter notre système économique national", a-t-il poursuivi.


La déclinaison territoriale du Pacte est essentielle


Faire vivre le pacte dans les territoires en enclenchant une dynamique économique au plus près des entreprises et des salariés est de la responsabilité de l’Etat. A la demande du Premier ministre, les représentants de l'Etat réuniront localement "les forces vives économiques : entreprises, unions syndicales locales, chambres consulaires, experts-comptables", notamment "pour traduire les engagements en embauche" et "expliquer le pacte".

Le rôle des préfets est central pour présenter les avantages concrets que le pacte offre à chaque entreprise (baisse des cotisations sociales, baisse de la fiscalité et choc de simplification). Sur le terrain, tout doit être fait pour que "chaque emploi disponible, chaque désir d’embauche d’une entreprise se concrétise au plus vite", a plaidé Manuel Valls.

Conscient des attentes fortes des Français, le Premier ministre a défendu le plan de 50 milliards d’euros d’économies d’ici à 2017 qui "permettra de redonner de la force économique à notre pays grâce à la mise en œuvre du Pacte de responsabilité et de solidarité", a-t-il conclu.