"Nous agissons pour que la France avance"

"Nous agissons pour que la France avance"

Le Premier ministre s’est rendu, le 1er avril 2016, en région Centre-Val de Loire pour la signature d’un protocole entre la région et Pôle emploi. Un déplacement qui fait suite à la récente signature entre l’État et les régions d'une plateforme d'engagements réciproques pour l'emploi et le développement économique, au plus près du terrain. Retrouver la croissance et créer des emplois "ne pourra se faire sans le soutien des collectivités locales", a déclaré Manuel Valls.
 
Deux jours après la signature du partenariat entre l’État et les régions en faveur de l’emploi, la formation, l’apprentissage et le développement économique, Manuel Valls s’est déplacé en région Centre-Val de Loire pour la signature d’un protocole entre la région et Pôle emploi. Comme l’a rappelé le Premier ministre, la démarche est pragmatique : "l’objectif est clair : toujours mieux accompagner les demandeurs d’emploi. Ce qui veut dire adapter leur parcours – formation, insertion, accompagnement – aux réalités économiques, aux attentes des entreprises d’un territoire."

Tout pour l’emploi

"Nous devons tout faire pour l’emploi", a déclaré le Premier ministre. La formation est l’une des chevilles ouvrières en faveur de l’emploi. Un levier sur lequel il faut agir, d’autant que "seuls 10 % des demandeurs d’emploi ont accès à la formation", un taux deux fois inférieur au taux constaté en Allemagne.
1 million
de formations pour les demandeurs d'emploi, d'ici à la fin de l'année.
 
 

"Un million de chômeurs en formation" d’ici à la fin de l’année, tel est l’objectif annoncé par le Premier ministre. Soit 500 000 demandeurs d’emploi formés en plus (par rapport à 2015). C’est un effort de financement "sans précédent auquel l’État consacrera, cette année, 1 milliard d’euros", a précisé Manuel Valls. Myriam El Khomri, la ministre du Travail, a déjà signé plusieurs conventions régionales du plan 500 000 formations.

Une mise en oeuvre au plus près du terrain

La mise en œuvre du plan formation sera pilotée par les régions, puis déclinée dans chaque bassin d’emplois, "en associant les services de l’État, les représentants des entreprises, les missions locales, les partenaires sociaux, et Pôle emploi." Il convient de "laisser plus de marges de manœuvre aux régions pour innover, expérimenter de nouvelles méthodes d’action, adaptées à leurs besoins. La région Centre-Val de Loire sera la première en France – avant que d’autres ne suivent l’exemple – à se saisir de cette opportunité", a expliqué Manuel Valls.

Un plan de mobilisation exceptionnelle pour l’économie et l’emploi en région Centre-Val de Loire

La région Centre-Val de Loire a lancé un plan de mobilisation exceptionnelle pour l’économie et l’emploi en février dernier en concentrant ses investissements en faveur de l’activité économique et en soutien des entreprises. Ce plan comprend également un accompagnement des jeunes, notamment par la formation des nombreux emplois d’avenir, mais également les salariés fragilisés et les demandeurs d’emploi grâce à des solutions réactives en matière de formation qualifiante pour l’accès ou le retour dans l’emploi. Pour ce faire, un Fonds réactif emploi-formation, doté de 4 millions d’euros, a été mis en place pour proposer des formations adaptées aux offres d’emploi non pourvues dans les bassins d’emplois.

"Ce plan pour la formation se déploiera, ici, dans les meilleures conditions, grâce à l’expérience du Fonds réactif mis en place il y a 3 ans, grâce à votre coopération étroite avec les départements pour former les personnels les plus éloignés de l’emploi", a déclaré le Premier ministre.

Permettre aux entreprises d’embaucher

Tout faire pour l’emploi, c’est aussi "encourager les entreprises à investir et à embaucher". Manuel Valls a rappelé l’entrée en vigueur, à compter du 1er avril, d’une nouvelle étape du pacte de responsabilité et de solidarité : "avec cette nouvelle étape, l’employeur d’un salarié payé 2 200 euros net voit ainsi ses charges mensuelles baisser de 230 euros. C’est plus – beaucoup plus – de compétitivité pour nos entreprises !" et s’est félicité du succès considérable de l’aide à l’embauche mise en place fin janvier pour les TPE et les PME : "plus de 130 000 demandes d’aides sollicitées en deux mois, dont plus du tiers pour l’embauche de jeunes de moins de 26 ans. Et trois quarts pour des recrutements en CDI".
 
Recruter en CDI, c’est précisément l’un des objectifs du projet de loi Travail, fruit d'un "compromis intelligent", "d’un dialogue avec les partenaires sociaux, avec les représentants d’associations étudiantes ou étudiantes, et d'une certaine manière avec toute la société civile. Un dialogue qui se poursuit à présent au Parlement."

Avancer sans renoncer à notre modèle social

 "Désormais, il faut avancer. Car ce projet de loi Travail est indispensable pour lutter contre la précarité et répondre aux évolutions de notre économie", a déclaré le Premier ministre. Le projet de loi Travail  :
 
  • permettra plus de souplesse pour les entreprises au bénéfice de la réactivité et de la compétitivité ;
  • donnera plus de poids à la parole des salariés, par exemple en termes d’organisation du temps de travail ;
  • apportera de nouvelles protections pour les actifs grâce au compte personnel d’activité (CPA) qui permettra de capitaliser tous les éléments de la carrière professionnelle. De plus, la "garantie jeunes" prend également en compte la difficulté des jeunes pour entrer efficacement dans le marché du travail en leur offrant un droit à la  formation et un encadrement personnalisé pour leur recherche d’emploi.
Désormais, il faut avancer. Car ce projet de loi Travail est indispensable pour lutter contre la précarité et répondre aux évolutions de notre économie. Ne faisons pas comme si la France n’était pas dans une économie ouverte, qui demande aussi de repenser nos manières de faire, nos manières d'imaginer le dialogue social.
Manuel Valls
Le 1er avril 2016