Manuel Valls devant le Congrès de l'Ordre des médecins
29 octobre 2015 - Actualité

"Mon gouvernement est aux côtés des médecins pour relever les défis de la médecine moderne"

Manuel Valls a assisté, le 29 octobre, au 2e Congrès de l'Ordre des médecins à Paris. Il y a rappelé les réformes structurelles en matière de santé mises en place par le Gouvernement, en concertation avec les médecins, face aux défis que connaît la médecine : allongement de la vie, prise en main par les patients de leur santé, innovation technologique.
 
Dans son discours au Congrès de l'Ordre des médecins, le Premier ministre a rappelé l'attachement au modèle français, "extrêmement protecteur des libertés" en matière de système de santé. "Depuis 1945, la France est un des seuls pays à laisser les médecins s’installer où ils veulent, à laisser les patients choisir leurs médecins comme ils le souhaitent, et à assurer la solvabilité du système grâce à la solidarité nationale, à hauteur de près de 80 %", a déclaré Manuel Valls.

Le Premier ministre a rappelé l'objectif du Gouvernement en matière de santé depuis 2012 : "proposer aux Français un système de santé plus accessible, plus proche, plus adaptable et de meilleure qualité [et donc] réformer pour répondre aux besoins des Français et garantir la protection de leur santé", tout "en assurant la pérennité et la qualité de notre système de soins et de protection sociale."

Le Premier ministre a appelé au dialogue et à la concertation pour reposer les bases d’une confiance mutuelle entre le Gouvernement et les médecins.
 

Réformer pour soigner mieux

Le Gouvernement agit pour une meilleure qualité de soins en faveur des Français tout en réduisant le déficit de la sécurité sociale. Manuel Valls a rappelé qu'entre 2012 et 2015, l'effort de gestion des dépenses de santé avait permis de réduire le déficit de la sécurité sociale de 21 milliards à 13 milliards d'euros. Le Premier ministre a rappelé à ce titre que le dialogue permanent entamé avec les acteurs de la santé depuis 2012 avait permis de mettre en place les réformes nécessaires à la modernisation du système de soins, apportant plus d'efficacité et plus d'équité pour que chaque Français puisse bénéficier du droit fondamental à la santé.

"Il n'est pas acceptable qu'en France, des habitants soient moins bien soignés pour la simple raison qu'ils habitent trop loin des médecins", a déclaré Manuel Valls. Il a rappelé l'existence du "Pacte territoire santé" consacré à la lutte contre la désertification médicale, principalement en zones rurales, avec notamment les mesures d'incitation pour l'installation des médecins dans ces territoires défavorisés, ou encore le développement et le déploiement des maisons de santé qui permettent un travail coordonné et collectif des professionnels de santé sur un même lieu. Pour aller plus loin, le Premier ministre a annoncé prochainement "un deuxième acte du Pacte territoire santé", qui sera présenté par Marisol Touraine.
 

Moderniser le système de santé

"La deuxième déclinaison de notre politique, c'est bien sûr la loi de modernisation de notre système de santé", a rappelé le Premier ministre. Elle s'inscrit dans le prolongement de la Stratégie nationale de santé, lancée par le Gouvernement dès 2013. Elle est destinée à changer le quotidien des patients et des professionnels de santé, tout en créant de nouveaux droits concrets (création d’un droit à l’oubli pour les anciens malades du cancer et d’autres pathologies lourdes, création de l’action de groupe en santé, suppression du délai de réflexion pour l’IVG, lutte contre les refus de soins…).
 
Marisol Touraine
Cette loi transformera le quotidien de millions de Français. Elle changera le rapport des Français à leur santé, leur apportera les moyens de se prémunir et de se protéger.
Marisol Touraine
Ministre des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes
 
Le texte prévoit notamment la généralisation du tiers payant. "Nous avons souhaité le tiers-payant généralisé. Il permettra à davantage de Français, ceux qui jusqu’ici n’avaient pas les moyens d’avancer les frais de leur consultation, d’avoir accès aux soins. Nous assumons cette décision, autant que nous entendons vos préoccupations. Nos engagements : un système simple, avec garantie de paiement, pas de tutelle des organismes complémentaires, et un déploiement progressif permettant de le tester", a affirmé Manuel Valls.

Mais le Premier ministre a tenu à souligner, qu'au-delà des débats, médecins et pouvoirs publics se retrouvaient "sur l'essentiel, c'est-à-dire la santé des Français et le rôle fondamental des médecins", avec en ligne de mire la Grande conférence de la santé de février 2016.
 

cap sur la grande conférence de la santé en 2016

Organisée le 11 février 2016, la Grande conférence de la santé marquera un nouveau temps fort d’échanges entre les acteurs du système de santé. "Réunir tous les acteurs autour de la table doit nous permettre de parvenir à des solutions concrètes à court et moyen termes", "[...] j'attends des idées fortes de la Grande conférence, des propositions audacieuses", a affirmé le Premier ministre, qui a notamment cité la formation initiale des futurs professionnels, pour s’adapter au virage ambulatoire, l'orientation des jeunes en fin d'études et les conditions d’exercice permettant un parcours diversifié "entre cabinet et hôpital, entre salariat et exercice libéral". L’année 2016 sera aussi celle de l’innovation car "sans chercheurs, pas de progrès médicaux, pas de progrès thérapeutiques", a indiqué Manuels Valls.