Ministre suivantMinistre précédent
Portrait de Christiane Taubira

Christiane Taubira

Garde des Sceaux, ministre de la Justice
Biographie

Christiane Taubira est née le 2 février 1952, à Cayenne (Guyane).

Fonctions ministérielles
 

  • Garde des Sceaux, ministre de la Justice, depuis avril 2014
Voir le décret du 2 avril 2014 relatif à la composition du Gouvernement
 
  • Garde des Sceaux, ministre de la Justice, de mai 2012 à mars 2014
     

Fonctions électives
 

  • Députée de Guyane élue en 1993, réélue en 1997, 2002 et 2007
  • Députée au Parlement européen, de 1994 à 1999
     

Carrière
 

  • Professeur de sciences économiques
  • Directrice du Conservatoire national des arts et métiers (Cnam) de Guyane
  • Directrice ou directrice générale de la Coopération agricole Antilles-Guyane (Caricoop, cofondatrice de la Confédération caraïbe de la coopération agricole (1982-1985), de l’Assistance technique à la pêche artisanale en Guyane (1985-1990) puis de l’Office de coopération et du commerce extérieur (OCCE) (1990-1993)
     

Autres fonctions
 

  • Membre de la Commission française de développement durable
  • Membre de l'Observatoire national de la parité
  • Membre du Conseil consultatif de la Défenseure des enfants
Actualités de la ministre

Lutte contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations : 3 positions fortes de Christiane Taubira

"A un moment où rien de ce qui met en cause le pacte républicain ne peut être toléré, lutter contre le racisme, l’antisémitisme et les discriminations, est plus que jamais une priorité.

La ministre de la Justice avait déjà dès juin 2012 édicté une circulaire de fermeté en la matière auprès des parquets. Le 12 janvier dernier, elle a réaffirmé et complété ses consignes avec une nouvelle circulaire. A l’occasion de sa venue vendredi 16 janvier à l’Ecole Nationale de la Magistrature de Paris, devant les 167 référents anti-terrorisme des parquets, la garde des Sceaux a présenté des propositions concrètes en la matière :

- Tout d’abord, généraliser dans le code pénal la circonstance aggravante de racisme : elle aurait en effet un sens évident pour certaines infractions comme les agressions sexuelles, le harcèlement sexuel, le harcèlement moral, la séquestration, la traite des êtres humains, le bizutage, l’atteinte aux biens, le chantage notamment.

- Sortir les injures et diffamations du droit de la presse (loi 29 juillet 1881) pour les introduire dans le code pénal lorsqu’elles sont aggravées par une circonstance liée au racisme, à l’antisémitisme, à l’homophobie. Ainsi, les infractions de ce type pourront être poursuivies selon la procédure de droit commun. La réponse pénale gagnera ainsi en efficacité.

- Confier à l’autorité administrative la possibilité de bloquer les sites et messages de haine raciste ou antisémite."

Anti-terrorisme : moyens renforcés et services mobilisés

Après avoir rencontré le pôle anti-terroriste de Paris le 23 décembre et la section du parquet anti-terroriste le 8 janvier dernier, la garde des Sceaux a réuni hier les magistrats du siège pour une séance de travail, ainsi que leurs collègues du parquet.

La ministre souhaitait au plus vite connaître le retour d’expérience et apprécier le ressenti de chacun pour alimenter sa réflexion sur l’arsenal législatif contre le terrorisme, tout comme les moyens. Sur ce point, après le renforcement de la fin de l’année dernière (+7 magistrats), elle a pu annoncer l’arrivée de 5 magistrats au TGI et à la cour d’appel, 3 pour le parquet et 2 pour le siège. Elle a pris bonne note des remarques et des bonnes pratiques énoncées assurant surtout à l’ensemble du pôle son soutien indéfectible et sa reconnaissance pour l’engagement et le dévouement de chacun, qui, elle l’a rappelé, "est de tous les instants et ne concerne pas seulement le moment tragique que nous avons vécu". "A l’instar de ce que nous faisons depuis mai 2012, a-t-elle poursuivi, l’action du Gouvernement continuera en matière de lutte contre le terrorisme à s’inscrire dans le long terme pour protéger durablement les Français."

Lutte contre la radicalisation et le prosélytisme en détention : un ensemble de mesures aujourd’hui renforcées

De nombreux dispositifs ont été mis en œuvre par la Chancellerie ces dernières années afin d'identifier et de prendre en charge les personnes qui se radicalisent. "Depuis notre arrivée au Gouvernement, nous prenons la question très au sérieux et nous continuons d'agir", a rappelé la garde des Sceaux à l'occasion de son déplacement à la maison d'arrêt de Fresnes. Recrutement de surveillants et d’aumôniers, renforcement du renseignement pénitentiaire, développement de formations dédiées : un ensemble de mesures qui se trouvent aujourd’hui renforcées.

En septembre 2014, une expérimentation a été lancée à la maison d'arrêt de Fresnes afin de lutter contre la radicalisation et le prosélytisme en prison. Une vingtaine de personnes ayant commis des actes en lien avec le terrorisme ont été regroupées et mises à l'écart du reste des personnes détenues. "Cela permet de suivre et de gérer plus efficacement les personnes qui se radicalisent et de protéger les autres personnes détenues", a expliqué Christiane Taubira lors du point presse. La Chancellerie suit de près cette expérimentation. Une inspection sera organisée afin de savoir quels sont les enseignements à tirer et si le dispositif doit être généralisé et dans quelles conditions.

Justice : circulaire apologie terrorisme, racisme, antisémitisme

Alors que la France est frappée en plein cœur par le terrorisme et où les fondements de la démocratie sont visés, la garde des Sceaux, Christiane Taubira, considère que les propos ou agissements de nature raciste ou antisémite, ou tendant à provoquer des comportements haineux, violents, discriminatoires, ou faisant l’apologie du terrorisme, ou encore visant les forces de sécurité doivent être combattus et poursuivis avec la plus grande vigueur.

Par la circulaire en date du 12 janvier 2015, la garde des Sceaux a demandé aux procureurs de la République de faire preuve d’une extrême réactivité dans la conduite de l’action publique envers les auteurs de ce type d’infractions. Une réponse pénale systématique, adaptée et individualisée devra être apportée à chacun de ces actes, y compris quand ils sont accomplis en détention.

Dès son arrivée à la Chancellerie, la ministre de la justice avait déjà rappelé aux parquets par la circulaire en date du 27 juin 2012, de renforcer la mobilisation pour la mise en œuvre d'une politique pénale dynamique et offensive afin de réponse avec diligence aux actes racistes, antisémites et xénophobes.

Ils portent atteinte à la cohésion nationale et justifient donc une attention particulière et une grande fermeté de la part des parquets et des parquets généraux.

La ministre de la Justice tient à saluer la bravoure et l’efficacité des forces de l’ordre et de secours ainsi que l’engagement et le dévouement des magistrats et des fonctionnaires de justice, dans ces moments où la Nation doit montrer son unité et son courage, et plus particulièrement en cette période de recueillement en mémoire des victimes de ces atroces attentats.

Lire la circulaire

Cabinet de la ministre
Les nominations de fonctions des cabinets sont effectuées à partir de leur parution au Journal officiel.
Ministère de la Justice
Adresse :
13, PLACE VENDOME 75001 - PARIS
Adresse postale :
75800 PARIS - TEL 01 44 77 60 60
M. Gilles LE CHATELIER
Directeur du cabinet
JO du 03/09/14
Mme Anne BERRIAT
Directrice adjointe du cabinet
JO du 03/09/14
Mme Fanny DEMASSIEUX
Cheffe de cabinet
JO du 03/09/14
M. Eric LAFONTAINE
Conseiller affaires réservées
JO du 03/09/14
Mme Nathalie ANCEL
Conseillère diplomatique
JO du 03/09/14
Mme Delphine HUMBERT
Conseillère droit civil et économique et professions judiciaires
JO du 11/09/14
Mme Céline ROUX
Conseillère droit de la famille et droit de l'environnement
JO du 03/09/14
M. Benoist HUREL
Conseiller politique pénale et action publique
JO du 03/09/14
Mme Claire d'URSO
Conseillère législation pénale et aide aux victimes
JO du 03/09/14
M. Eric MARTIN
Conseiller protection judiciaire de la jeunesse
JO du 03/09/14
Mme Lara DANGUY des DÉSERTS
Conseillère pénitentiaire
JO du 03/09/14
M. Paul HUBER
Conseiller services judiciaires et réformes statutaires
JO du 03/09/14
M. Naïl BOURICHA
Conseiller juridictions administratives, libertés publiques et affaires institutionnelles
JO du 03/09/14
M. Alexandre AIDARA
Conseiller budget, immobilier et modernisation
JO du 07/10/14
Mme Samira JEMAI
Conseillère parlementaire
JO du 22/11/14
M. Elie PATRIGEON
Conseiller parlementaire
JO du 03/09/14
Mme Virginie SAINTE-ROSE
Conseillère presse et communication
JO du 03/09/14

Liens secondaires