Lutte contre les déserts médicaux : ce qu'il faut savoir

Offrir à tous les Français l'accès à des soins de santé de qualité est l'un des objectifs prioritaires du Gouvernement. Le point sur le phénomène des déserts médicaux et les mesures prises par le Gouvernement pour y remédier.
 

La fracture médicale est une réalité pour un nombre croissant de Français. Malgré une augmentation continuelle du nombre de médecins (près de 220 000 aujourd’hui, deux fois plus qu’en 1980, soit une densité moyenne de 334 praticiens pour 100 000 habitants), le nombre de médecins qui vont partir à la retraite dans les prochaines années conduit à fragiliser certains territoires. Ce phénomène est accentué par une grande disparité entre les départements : si on dénombre 798 médecins pour 100 000 habitants à Paris, ils ne sont que 180 pour 100 000 habitants dans l’Eure. Pour y répondre, le Gouvernement a lancé en 2012 le Pacte territoire-santé.
 

Encourager l'installation des jeunes médecins en zone rurale


L'installation de jeunes médecins dans les territoires ruraux est un facteur déterminant de réduction de la fracture médicale. Pour les y encourager, le Gouvernement a décidé de doubler le nombre de Contrats d’engagement de service public (CESP) pour atteindre 1 700 à l’horizon 2017, dont 1 500 dès 2015. Ce contrat permet au jeune étudiant ou interne de bénéficier d’une bourse en contrepartie d’un engagement d’installation dans une zone sous-dotée.

En outre, en 2015, un contrat "Praticien territorial de médecine ambulatoire" (PTMA) peut être signé entre le médecin et l’agence régionale de santé (ARS) pour une durée de trois ans : en cas d’arrêt provisoire d’activité (congé maternité ou paternité), une aide sera versée afin de combler les charges du cabinet médical. 200 PTMA seront proposés dans les zones manquantes de médecins sur la période 2015/2016. Une garantie de revenue sera également mise en place pour garantir l’attractivité des zones touristiques isolées à fortes variations de population, comme les stations de montagne.
 

Plus de maisons de santé

 

1 000 maisons de santé seront en services d'ici à 2017.  Ces maisons pluridisciplinaires de santé seront notamment implantées dans des communes faisant partie du réseau de bourgs-centres.

Le nombre de maisons de santé augmente depuis 2012.

Garantir l’accès aux soins urgents en moins de 30 minutes sera une réalité d'ici 2017.  D'ores et déjà, en 2015, 1 million de personnes rentrent dans le dispositif, grâce notamment au plus grand nombre de médecins correspondants du Samu qui est passé de 150 à 600, entre 2012 et 2015. D'ici à 2017, 700 médecins généralistes auront été formés à l'aide médicale d'urgence. Les moyens héliportés seront optimisés pour permettre des délais d'acheminement à 30 minutes maximum.


Infographie sur l'accès aux soins urgents en moins de trente minutes