4 avril 2018

Les grands objectifs de la réforme ferroviaire

La réforme conduite par le Gouvernement vise à moderniser notre système ferroviaire pour en faire un service public plus fiable et plus efficace. Elle s’organise en quatre grands chantiers qui ont pour but d’apporter des réponses concrètes aux besoins et aux attentes des voyageurs.
 
Les Français sont attachés à un grand service public ferroviaire, qui fait partie de leur patrimoine national. Ce service public est, par ailleurs, essentiel pour les transports du quotidien (4M de voyageurs/jour les utilisent), le développement économique, l’aménagement du territoire et la transition écologique.

Mais ce service public coûte de plus en plus cher (14Md€, +22% en 10 ans, ce qui représente 500€/foyer sur un an) et ne fonctionne pas mieux pour autant.

Face à cela, le plus grand danger est de ne rien changer. Le Gouvernement propose une réforme globale et cohérente, organisée en quatre objectifs prioritaires.

UNE REMISE A NIVEAU DU RESEAU POUR DES TRAINS ponctuELS

Difficile d’avoir des trains toujours à l’heure sans un réseau en bon état. Les retards, incidents, ralentissements sont l’héritage d’un développement basé pendant 30 ans sur le tout TGV. Une opération sans précédent de remise à niveau du réseau sur 10 ans sera donc menée :
  • 10M€/jour investis pendant 10 ans
  • +50% par rapport à la dernière décennie
Ces investissements seront très concrets pour les voyageurs, à l’exemple de :
  • La ligne C du RER, dont les rails ont été changés ces 2 dernières années. Résultat : 2 fois moins d’incidents et 2 fois moins de retards.
  • La ligne Brest-Quimper qui vient d’être rénovée : le temps de trajet sur les 75kms vient de passer de 1h45 à 1h15, avec davantage de gares desservies.

Davantage de trains, de meilleurs prix

La réforme donnera plus de choix aux voyageurs en ouvrant progressivement à la concurrence. Cette concurrence va être positive pour les voyageurs : plus d’offres, plus de nouveaux services, plus de petits prix. La concurrence fait baisser les coûts.

La concurrence aura également d’autres effets très concrets pour les voyageurs :
  • Ouverture à la concurrence en Allemagne similaire il y a 20 ans : -25% de coûts, +49% de voyageurs
  • Ouverture du marché TGV à la concurrence en Italie depuis 2012 : -40% sur le prix des billets

Des trains et un service qui fonctionnent mieux

La SNCF aujourd’hui est organisée de façon trop rigide et cloisonnée. Il n’y a pas une SNCF, il y en a trois (SNCF Epic de tête, SNCF Mobilités, SNCF Réseau).

Par souci de cohérence, la réforme revoit son organisation pour en faire un seul groupe plus uni, qui fonctionne plus efficacement (davantage de décisions prises au plus près du terrain et de polyvalence des métiers).

Cela n’a rien à voir avec une privatisation : d’ailleurs, il n’a jamais été question de privatisation.

Une meilleure organisation c’est encore une fois très concret pour les voyageurs : dans une gare, ce n’est pas la même direction de la SNCF qui gère les quais, la verrière, les panneaux d’infos. Ce n’est même pas la même direction qui gère le grand panneau d’infos dans le hall et celui sur le quai.

Une SNCF prête à relever les défis de demain

La réforme mettra un terme au recrutement au statut : c’est une question d’équité dans un monde qui s’ouvre à la concurrence. La SNCF ne peut pas rester la seule à recruter au statut. Mais les cheminots actuels ne perdront pas leur statut.

La SNCF devra réduire ses coûts et être mieux gérée : elle ne peut pas rester 30% plus chère que ses concurrents. D’abord parce que c’est l’argent du contribuable et ensuite, parce que c’est mortel pour elle face à la concurrence.

Parallèlement aux efforts de productivité de la SNCF, le Gouvernement prendra sa part de responsabilité sur la dette pour refonder l’entreprise sur des bases solides.