Logo du rapport "Quelle France dans 10 ans ?"
26 juin 2014 - Actualité

Les 8 ambitions pour la France en 2025

Commandé à l'été 2013 après un séminaire gouvernemental, le rapport consacré à la France de demain a été remis le 25 juin 2014. Ce rapport se veut une analyse des enjeux essentiels auxquels la société française doit répondre et de leurs implications.
 

Quels sont les enjeux ?


Lors de la préparation de ce projet, 5 enjeux essentiels pour la France de demain ont été identifiés : l’avenir du modèle de production, la réforme de notre modèle social, la soutenabilité de notre modèle de croissance, les mutations de la société française et le projet européen.

Le rapport a pour ambition que la France en 2025 soit :
 
  • parmi les 10 pays de l'OCDE où l'on vit le mieux,
  • dans le premier tiers des pays européens pour l'emploi,
  • dans le groupe des pays européens leaders pour l'innovation,
  • dans le premier tiers des pays de l'OCDE pour la confiance en autrui.


Quels sont les objectifs ?


Le rapport "Quelle France dans dix ans ? Les chantiers de la décennie" définit les contours de ce que pourrait être notre pays en 2025. Il propose huit objectifs centraux qui dessinent une perspective à dix ans. À chaque objectif sont associés des indicateurs chiffrés, 33 au total répartis dans les 8 objectifs :

1. Une démocratie de la confiance

Il s'agit là de faire en sorte notamment que les Français reprennent confiance en l'avenir et les institutions. L'un des indicateurs chiffrés préconise notamment d'atteindre 70% de participation aux élections législatives par exemple.

2. Une égalité républicaine effective

Pour que l'égalité des chances soit une réalité, le rapport mise sur l'éducation et préconise de diviser par 3 le nombre de décrocheurs et les enfants ne maîtrisant pas le français et de diviser par deux l'illettrisme chez les adultes. Il propose aussi de doubler la proportion des métiers mixtes et de faire baisser les discriminations.

3. Un État entreprenant et économe

Le rapport souligne le besoin de l’Etat d'être réformé et souhaite que la gestion de la fonction publique soit plus efficace et plus ouverte à tous les talents. Un des indicateurs propose d'atteindre un taux de 90% des citoyens utilisant internet dans leur relation avec l'administration.

4. Un développement responsable

Les priorités identifiées pour cet objectif sont de ramener la dette publique à 75% du PIB, de réduire de 49% la part des dépenses publiques dans le PIB et de réduire de 30% les émissions nationales de gaz à effet de serre et de moitié la progression de l'artificialisation du territoire.

5. Une société décloisonnée et ouverte sur le monde

La prospérité de la France passe par un décloisonnement de la société. De nouvelles mobilités sont à construire pour les jeunes et les entreprises, selon le rapport. Il est proposé par exemple de doubler le nombre de jeunes Français ayant séjourné à l'étranger pour leur études et d'accueillir 200 000 étudiants étrangers de plus.

6. Une économie du mouvement

Pour une économie dynamique, l'objectif est de miser sur les compétences en investissant dans l'éducation et la formation et de soutenir l'innovation. Le rapport suggère aussi de créer un environnement favorable à la croissance des entreprises et à leur financement.

7. Un modèle social lisible et inclusif

Afin de préserver les sécurités collectives, le rapport souligne l'importance de revoir en profondeur le modèle social et préconise de reconstruire le plein emploi et d'améliorer la qualité du travail. Les politiques sociales doivent être simplifiées et personnalisées. Le rapport souligne le besoin de réorienter la politique du logement pour en baisser le coût et suggère de réduire de 30% le prix des logements (en euros constants).

8. Une Europe force d'entraînement

Affaiblie par la crise, l'Europe doit se réinventer pour redevenir un pôle de prospérité et d'emploi, souligne le rapport.
 
Une démarche participative
Le rapport établi par le Commissariat général à la stratégie et à la prospective, dirigé par Jean Pisani-Ferry, est le fruit de quatre mois d'échanges et de débats avec plus de 2 000 participants et plus de 700 contributeurs.

Le rapport est présenté aux partenaires sociaux ce jeudi 26 juin, et viendra nourrir l’ouverture de la troisième Grande Conférence sociale des 7 et 8 juillet prochains. Plusieurs chantiers pourront bénéficier de ces analyses, comme ceux de la réforme de l’Etat ou de la lutte contre le décrochage scolaire, enjeux déterminants pour l’avenir de notre pays.


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