10 janvier 2015 - Actualité

"Le rassemblement, c'est la plus belle réponse à ce que nous venons de vivre"

La France sort de trois jours d'attaques terroristes sans précédent. Pour défendre les valeurs de démocratie, de liberté et de pluralisme, au moins 3,7 millions de Français se sont mobilisés dimanche 11 janvier.
 

DIMANCHE 11 janvier
 

Toutes les informations sur la grande marche républicaine à Paris sont sur le site de la préfecture de police.

2 parcours sont arrêtés au départ de la place de la République pour rejoindre Nation.


 

SAMEDI 10 janvier

 



Matinée : Manuel Valls est à Evry pour présenter ses voeux aux Evryens. Lors de son discours, il revient sur les évènements terroristes de cette semaine. A la veille d'une grande marche républicaine qui "restera dans les annales", le Premier ministre appelle les français à venir nombreux et a annoncé que tout était fait pour assurer la sécurité de tous demain.






9h30 : Le ministère de l'Intérieur rappelle que l'appel à témoins est toujours actif pour Hayat Boumeddiene.


Vendredi 9 janvier
 

Les Français sont appelés au rassemblement dimanche 11 janvier.


 

20h00 : Manuel Valls est au 20h de TF1. Il explique que la double décision d'assaut "a été prise cet après-midi par le président de la République avec le Premier ministre - moi-même -, Bernard Cazeneuve, le ministre de l'Intérieur, et Christiane Taubira, la garde des Sceaux". "Cela aurait pu être plus long et encore plus dramatique", a-t-il poursuivi. "Il y a un soulagement car les terroristes ont été mis hors d'état de nuire grâce au travail remarquable" des forces de l'ordre, "des professionnels, des héros".







Manuel Valls rappelle que "nous avons engagé une guerre contre le terrorisme, pas une guerre contre une religion, pas contre l'islam", et que les premières victimes du terrorisme dans le monde sont les musulmans.



Le Premier ministre rappelle que "nous sommes plus forts en nous rassemblant autour de nos valeurs".



Il salue à nouveau la mobilisation des Français face à ces drames.






Dans un communiqué, le président de la République et le Premier ministre annonce la création d'une cellule interministérielle d’aide aux familles des victimes des attentats des 7, 8 et 9 janvier 2015.


19h55 : Le président de la République s'exprime en direct de l'Élysée. François Hollande salue les forces de l'ordre et rend hommage aux victimes.





Le président appelle les Français à la vigilance, mais aussi à l'unité.







Il annonce qu'il participera à la marche républicaine dimanche 11 janvier et invite tous les Français à se lever pour porter les valeurs de démocratie, de liberté et de pluralisme.



En fin d'après-midi : Les trois terroristes, Chérif Kouachi, Saïd Kouachi et Amedy Coulibaly, sont tués. Bernard Cazeneuve se rend porte de Vincennes (Paris) et loue le "courage" et le "professionnalisme" des forces de l'ordre et assure que "nous restons extrêmement mobilisés" face au "défi" du "terrorisme".





17h00 : Un double assaut est lancé par les forces d'intervention à Dammartin-en-Goële (Picardie) et à porte de Vincennes (Paris, 20e arrondissement).

15h15 : Une nouvelle réunion de crise se réunit à l’Élysée autour du président de la République à la suite de la prise d’otages à Vincennes.



14h30 : Un deuxième appel à témoins est publié à la suite de la prise d’otage dans une supérette de la Porte de Vincennes, dans le 20e arrondissement de Paris.



13h50 : Le ministre de l’Intérieur se rend sur les lieux de la fusillade.



13h00 : Une fusillade éclate près de la porte de Vincennes, dans le 20e arrondissement de Paris. Un homme prend plusieurs personnes en otage dans une supérette cacher.
 
12h00 : Manuel Valls  se rend au siège du journal Libération pour soutenir les journalistes de Charlie Hebdo ayant survécu à l'attentat.




11h00 : Toute la matinée, les opérations se poursuivent à Dammartin-en-Goële en Seine-et-Marne, où les deux suspects se sont retranchés dans une imprimerie. La question de la prise en otage d’un employé se pose, sans certitude. Le ministère de l’Intérieur appelle tous les habitants de cette commune à rester chez eux. Les enfants sont confinés et sécurisés dans les écoles.





Avant de rejoindre la "situation room" de la Place Beauvau, François Hollande apporte des précisions quant à la tenue dimanche des marches républicaines dans tout le pays.





Peu après 11h, le président de la République quitte l’Elysée à pieds pour rejoindre le ministère de l’Intérieur.



10h00 : Manuel Valls se rend à une réunion des préfets au ministère de l’Intérieur en présence de Bernard Cazeneuve. Interrogé par la presse, le Premier  ministre indique "qu’il sera sans doute nécessaire de prendre de nouvelles mesures" pour répondre à la "menace" terroriste, après l'attentat contre Charlie Hebdo.  "Nous sommes dans une guerre contre le terrorisme. Nous ne sommes pas dans une guerre contre une religion, contre une civilisation", ajoute le Premier ministre. "Notre politique a sans doute permis de déjouer des attentats. Depuis août 2013, cinq attentats ont été déjoués. Aucune piste n'a jamais été négligée, aucune. Il n'y a jamais eu une priorité par rapport à une autre". "Que cherchent les terroristes ? A créer la peur, à jeter les Français les uns contre les autres, et nous devons être plus forts", lance-t-il. "C'est une épreuve, je ne doute pas que nous sortirons renforcés, d'abord par la capacité des Français à surmonter ce défi, mais aussi par votre action", affirme-t-il devant les préfets.

9h00 : Après la réunion de crise, Bernard Cazeneuve confirme qu’une opération était en cours pour neutraliser les suspects à Dammartin-en-Goële.



8h00 : Une troisième réunion de crise se tient dès le matin à l’Elysée autour de François Hollande et Manuel Valls, alors que la traque policière des auteurs présumés de l'attentat à Charlie Hebdo a repris en Picardie. La réunion se tient dans le même format que les précédentes, convoquées mercredi et jeudi en présence de Bernard Cazeneuve , Jean-Yves Le Drian, Christiane Taubira, Laurent Fabius et Fleur Pellerin ainsi que les responsables des principaux services de police, de gendarmerie et de renseignement intérieurs et extérieurs y participent, notamment. Elle est précédée dans le bureau de François Hollande d'un tête-à-tête entre le président et Premier ministre auquel se joint ensuite le ministre de l'Intérieur, Bernard Cazeneuve.


 

Jeudi 8 janvier
 

21h : Bernard Cazeneuve tient une conférence de presse à l’hôtel de Beauvau. Il exprime sa compassion pour les victimes et leurs proches, et rend hommage aux agents des forces de sécurité  avec force et solennité car ils sont tombés victimes de leur devoir.





Le ministre rappelle que, dès la commission de l’attentat contre Charlie Hebdo, l’ensemble des moyens d’investigation disponibles ont été aussitôt mobilisés et déployés parallèlement aux recherches concernant les frères Kouachi. Une ligne verte a été activée et plusieurs centaines d’appels téléphoniques ont été exploités. Plus de 90 témoins ont été entendus.



Des opérations particulièrement lourdes de police technique et scientifique, tant sur les scènes de crime que dans les locaux perquisitionnés, ont été engagées. Des investigations méticuleuses portant sur la téléphonie et l’internet sont toujours en cours. De même, des dizaines de documents vidéos, provenant tant de témoins des faits que des réseaux de surveillance de voie publique, sont exploités.  Le Plan Epervier a enfin été déclenché dans plusieurs départements.







17h : Bernard Cazeneuve préside jeudi après-midi une nouvelle réunion de la cellule interministérielle de crise afin de faire un point sur la mobilisation et le déploiement des forces de sécurité dans le cadre du plan Vigipirate. Plus de 88 000 personnels sont ainsi engagés sur l'ensemble du territoire.

Voir le communiqué de presse



16h45 : Le plan Vigipirate Alerte attentat est étendu à la Picardie après que les deux suspects ont été repérés près de Villers-Cotterêts