Manuel Valls lors de la création du nouveau groupe SNCF
15 juillet 2015 - Actualité

"La SNCF, c'est une fierté nationale"

Manuel Valls s’est rendu, le 15 juillet, au siège de la SNCF, à Saint-Denis, dans le cadre de la création du nouveau groupe SNCF. Il est revenu à cette occasion sur la réforme ferroviaire, "une grande ambition pour la France dont le système ferroviaire est un moteur de la compétitivité."
 
Le Premier ministre, devant un parterre de plusieurs centaines de personnes, a rappelé l’importance accordée au système ferroviaire, réaffirmant la place de l’État au cœur de la politique ferroviaire. "L’État, dans notre pays, est au coeur de la construction nationale", a-t-il déclaré. Le Gouvernement réaffirme le rôle de l’État tout en consolidant les prérogatives des régions qui sont les autorités organisatrices de transports dans les territoires. Le Premier ministre s'est ainsi félicité "de la priorité accordée [..] aux trains du quotidien qui représentent 70 % des clients de la SNCF."

 
Le nouveau groupe SNCF

ce sont 3 établissements publics (1 établissement public de "tête" et 2 opérationnels) :
 
  • SNCF (pilotage stratégique et fonctions mutualisées)
  • SNCF Mobilités (opérateur de mobilité)
  • SNCF Réseau (gestionnaire de l’infrastructure)

Une réforme nécessaire


La réforme ferroviaire, lancée il y a plus de deux ans, en octobre 2012, a pour objectif de dessiner les bases d’un modèle intégré rompant avec les défauts de l’organisation précédente dans laquelle la gestion de l’infrastructure était partagée entre plusieurs entités autonomes.

"Cette réforme part d’un constat d’échec. L’éclatement des fonctions de gestionnaire de réseau n’a pas apporté les résultats attendus. Elle a été une mauvaise réponse à une vraie nécessité : séparer les aspects commerciaux de ceux liés aux infrastructures", a expliqué le Premier ministre.

Ainsi, avec la loi portant réforme ferroviaire adoptée à l’été 2014, la gestion des voies est désormais confiée à une seule entité : SNCF Réseau.  

 

De nombreux défis

32
milliards d'euros : c'est le chiffre d'affaires du groupe SNCF
qui emploie 250 000 salariés en France.

"Transformer la SNCF, c’est lui permettre de relever les défis qui sont devant elle", a déclaré le Premier ministre, mettant en avant quatre priorités :
 
  • Le service au client, avec l’amélioration de la fiabilité, de la régularité et du confort. Mais aussi en mettant en synergie les différentes possibilités de transport (car, covoiturage…) ;
  • L’innovation, notamment avec la révolution digitale, mais aussi l’organisation de la production, la surveillance du réseau, la modernisation du réseau et des services dans les zones denses, etc. ;
  • La sécurité. Même si le réseau ferroviaire français a des "résultats parmi les meilleurs au monde",  Manuel Valls a rappelé la "tragédie de Brétigny", il y a deux ans, réclamant un niveau d’exigence supérieur ;
  • La concurrence. "Placer l’État au cœur du dispositif n’est en rien contradiction avec l’exigence de concurrence", a précisé Manuel Valls pour qui "il faut sortir de ce tabou de l’ouverture à la concurrence du monde ferroviaire."  
"Cette nouvelle réforme ferroviaire est une grande ambition pour le train, une grande ambition pour la France dont le système ferroviaire est un moteur de la compétitivité."
Manuel Valls, 15 juillet 2015