Jean-Louis : "le commun des mortels a toujours quelque chose à apporter"

 
Photo de Jean-Louis Breuil
Limougeaud de naissance, Jean-Louis Breuil est pianiste et facteur de piano. Enfant de la balle, il tire son héritage de son grand-père et de sa mère, tous deux musiciens. Il se passionne naturellement très tôt pour la musique et  apprend le piano au conservatoire.
 
A 18 ans, il décide de gagner la Capitale. Il est pianiste dans des cabarets, anime des bals. Il fait la rencontre de facteurs de musique spécialisés dans la réparation et l'entretien des instruments. La curiosité le pousse à soulever le capot de son piano pour s'intéresser de plus près à la magie de son fonctionnement. Il devient aussi vendeur de pianos.  Cette activité lui donne l'occasion d'aborder le piano non plus sous l'angle du musicien mais du technicien.  Il obtient un CAP d'accordeur et s'installe comme accordeur et réparateur de piano à Paris. Une affaire florissante qu'il développe pendant dix ans avant de céder son activité pour nourrir son goût de la découverte et du voyage.
 
Jean-Louis Breuil va parcourir des dizaines de pays à travers l'Europe et le continent américain : Amérique du Sud, Canada et Etats-Unis où il reste quelque temps à New-York et Los Angeles. Il se rend également au Proche-Orient où il séjourne en Israël. Dans tous ces pays, Jean-Louis n'arbore qu'une carte de visite : musicien. Il propose ses compétences de pianiste dans les bars, les cabarets, les grands hôtels et les grands événements. Grâce à la musique, véritable passeport international, il peut allier son désir de voyages et de découvertes et faire des pays traversés autant de théâtres pour sa passion de la musique. Pour Jean-Louis Breuil, "dès qu'on est sûr des choix que l'on aime, il faut s'y investir, quelle que soit la passion : boucher, chirurgien… Il faut voir jusqu'où on peut aller dans ce qu'on estime être juste dans ses idées et ses motivations. "
 
Après cinq années à sillonner le globe, Jean-Louis est de retour en France. "Je ne voulais plus être dans une grande ville. J'ai choisi Saint-Julien-Le-Petit parce que c'était limitrophe d'autres départements, la Charente, la Dordogne…" Une proximité stratégique, puisqu'il reprend son activité d'accordeur, de  restauration et de location de pianos pour les concerts. "Je rayonne autour de 200 kilomètres environ de Saint-Julien."

 "Je vis de ma passion, c'est merveilleux", se félicite Jean-Louis Breuil, très attaché à son métier. Pour cet homme au grand coeur, "le commun des mortels a toujours quelque chose à apporter." Travailleur discret, il aime se mettre "au service des autres". Pour lui, "avoir un métier de service c'est très important. On travaille dans l'ombre pour que d'autres gens aient la lumière."

 
Portrait réalisé par Patrick Do Dinh