3 mai 2016 - Actualité

"Je crois profondément qu’il n‘y a pas de projet politique viable qui ne soit fondé sur l’éducation"

Manuel Valls a clôturé, le 3 mai 2016, les Journées de la refondation de l’école. La loi de refondation de l’école de la République de juillet 2013 a permis des avancées majeures pour l’éducation, à l’école primaire, au collège et au lycée. Le Premier ministre a annoncé une revalorisation exceptionnelle, dès la rentrée 2016, de l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves pour les enseignants du primaire, une véritable reconnaissance complétant ce qui avait été initié par Vincent Peillon en 2013.
 
"C’est à partir de l’école que se joue le destin de notre Nation" : en clôture des Journées de la refondation de l’école, le Premier ministre a rappelé le rôle fondateur de l’école dans la formation de l'esprit des Lumières, la fondation de la société et son ouverture au monde. Il a également rappelé le rôle central des enseignants. "L’école est le lieu de la transmission des savoirs. Elle a aussi la charge de former des citoyens éclairés, d’asseoir ce sentiment d’appartenance à la communauté nationale. […] C’est à partir de l’école, et grâce aux enseignants, que chaque enfant doit pouvoir se construire, se former, développer son libre arbitre, s’émanciper", a-t-il déclaré.
 
Ce que nous voulons, c’est agir pour tous les enfants, en accompagnant les plus fragiles vers la réussite, tout en répondant aux aspirations des meilleurs.
Manuel Valls
Le 3 mai 2016

Une refondation de l'école entamée dès 2012

Depuis 2012, le budget de l’enseignement scolaire a augmenté de 4,8 milliards d’euros. Et pour permettre à tous les élèves de réussir, dans le cadre du droit à l’éducation, l’exécutif a ouvert, en juillet 2012, le chantier de la refondation de l’école de la République, en concertation avec l’ensemble des acteurs de la communauté éducative. Cette concertation a été conduite de juillet 2012 à janvier 2013 autour de 4 piliers :
 
  1. la réussite scolaire pour tous ;
  2. un système éducatif juste et efficace ;
  3. les élèves au cœur de la refondation ;
  4. des personnels formés et reconnus.
Elle a abouti à la loi de refondation de l’école de la République de juillet 2013.
 


Rien ne pourra se faire sans les enseignants  

La refondation de l’école, a insisté le Premier ministre, ne peut pas se faire sans les "nouveaux hussards de la République" que sont les enseignants. "Tous sont exposés à de nouveaux défis qui font que la tâche n’a rien de facile : remise en cause de l’autorité, interpellation permanente de la société", a-t-il souligné. 60 000 postes auront été créés d’ici à la fin 2017.

Le Premier ministre a également mentionné le triple enjeu de la formation, de la reconnaissance et de la revalorisation du métier d’enseignant :
  • répondre aux besoins de formation - initiale et continue - et d'accompagnement des équipes éducatives ;
  • moderniser les missions de l'ensemble des personnels et mieux reconnaître l’engagement de ceux qui exercent dans les établissements les plus difficiles ;
  • revaloriser l’ensemble des carrières. 
1 200 euros/an
C’est le nouveau montant de l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves (ISAE) pour les enseignants du premier degré, à partir de la rentrée 2016.
Najat Vallaud-Belkacem détaillera dans les semaines qui viennent le nouveau parcours de carrière. Le Premier ministre a d'ores et déjà annoncé la revalorisation de l’indemnité de suivi et d’accompagnement des élèves pour les enseignants du premier degré, créée en 2013 et actuellement de 400 euros par an. L’indemnité sera portée, dès la rentrée 2016, à 1 200 euros par an, pour être alignée sur celle des enseignants du second degré.
 
C’est à partir de l’école, et grâce aux enseignants, que se bâtit la société de demain, sa cohésion, son intelligence, et donc sa place dans le monde. […] Rien ne pourra se faire sans les enseignants, qui donnent tant à leurs élèves, qui sont là pour les aider, les encourager à aller plus loin.
Manuel Valls
Le 3 mai 2016


La réaffirmation de la laïcité

A la suite des attentats de janvier 2015, la grande mobilisation de l’école pour les valeurs de la République est venue apporter sa contribution à la refondation de l’école en instaurant de nouvelles mesures pour mettre la laïcité et la transmission des valeurs républicaines au cœur de la mobilisation de l’école.
 
La première valeur que l’école doit transmettre à ses élèves, c’est la laïcité, ce principe républicain d’organisation de la société. Or la laïcité, trop souvent, est mal comprise, et donc mal appliquée. Il faut le dire : parce les choses manquaient de clarté, nous avons trop souvent relâché notre vigilance.
Manuel Valls
Le 3 mai 2016
 
La charte de la laïcité est désormais affichée dans les établissements pour expliquer aux enfants et aux parents la nature de la laïcité. Une formation sur les questions relatives à la citoyenneté, la laïcité et la lutte contre les préjugés est dispensée aux enseignants afin de leur fournier les réponses et les attitudes appropriées face aux questionnements des élèves.



L’école numérique, vecteur d’égalité

Pour le Premier ministre, le numérique est l’un des vecteurs les plus importants pour démocratiser l’école : "le numérique peut contribuer à rendre l’école plus efficace, plus juste et plus inclusive." S’adressant à l'ensemble de la communauté éducative, Manuel Valls leur a demandé de s’"approprier ces outils ; de coordonner des actions qui sont encore parfois trop cloisonnées ; de valoriser, faire connaître les bonnes pratiques."
 
Grâce à l'engagement de l'État et des collectivités locales, "en 2018, l’ensemble des collégiens disposeront d’équipements et contenus numériques adaptés", a précisé le Premier ministre. "Dès la prochaine rentrée, tous les départements auront des collèges numériques : 25 % des collèges et plusieurs centaines d’écoles seront connectés. Certaines collectivités ont fait le choix d’équiper toutes leurs classes de 5e", a-t-il précisé.