7 septembre 2017

Irma : le temps est à l’action, à la solidarité et à l’urgence

L'ouragan Irma, classé au plus haut niveau de l’échelle (catégorie 5), a traversé les Antilles et frappé les collectivités françaises de Saint-Martin et Saint-Barthélemy. Des rafales ont été enregistrées à 360 km/h.
 
La cellule interministérielle de crise a été activée le 5 septembre par le Premier ministre, et s’est réunie chaque jour pour faire des points de situation. A la sortie de la cellule interministérielle de crise du 7 septembre, le Premier ministre est revenu sur les moyens déployés par le Gouvernement et les services de l’État.

Le travail de reconnaissance effectué par les secours est rendu très compliqué par les conditions extrêmement difficiles sur place.  

L’intensité de l'ouragan est exceptionnelle, et les dégâts matériels sont considérables. 
 
  • Concernant les habitations, des toitures ont été emportées, des maisons très endommagées mais dans une proportion qui reste à déterminer. Selon la collectivité de Saint-Martin, 95% des habitations sont touchées, 60% sont inhabitables*
    *Les chiffres seront affinés au fur et à mesure de la remontée des informations.
     
  • Concernant les réseaux, l'électricité est coupée, l'eau potable est absente et l'essence indisponible. Les routes sont encombrées et très partiellement praticables, même si les premières opérations de déblaiement ont commencé. Les communications électroniques sont difficiles, les réseaux étant fortement impactés.
     
  • Concernant les principaux équipements, à Saint-Martin, le port et l’aéroport régional de Grand Case sont utilisables pour organiser l’arrivée des secours. Un avion militaire a pu se poser jeudi vers 9h. Les blocs opératoires du centre hospitalier peuvent être utilisés, malgré les dégâts subis par l’hôpital de Saint-Martin, et les moyens locaux des sapeurs-pompiers, et de gendarmerie sont fonctionnels. A Saint-Barthélemy, le fonctionnement de l’hôpital n'est pas altéré.
Le Gouvernement et les services de l’État avaient anticipé la mise en œuvre de moyens d’intervention, et s’étaient organisés pour pré-positionner des moyens humains et sanitaires.

Toutes les dispositions nécessaires sont prises par le Gouvernement et tous les services de l’Etat sont mobilisés pour protéger et secourir les populations, comme l’a rappelé le Premier ministre jeudi 7 septembre en conférence de presse : "Sont en train d'arriver sur les îles depuis la Guadeloupe 400 gendarmes et 400 sapeurs-pompiers militaires de la sécurité civile, des bénévoles de la Croix Rouge et une vingtaine de personnels de santé qui sont à pied d'œuvre. Depuis l'Hexagone, est en train d'être constituée une colonne de renfort de sapeurs-pompiers, un escadron de gendarmerie mobile et des techniciens chargés de l'identification des victimes qui vont incessamment se rendre sur les lieux."

Face à l’intensité exceptionnelle du cyclone, le temps est d’abord à l’action, à la solidarité et à l’urgence. "Pour l'instant nous sommes dans la gestion de l'urgence : apporter de l'eau, de la nourriture, des soins", a rappelé Edouard Philippe sur BFMTV jeudi soir.

Toutefois, le travail des opérations de secours et d’appui qui sont mobilisés s’inscrit dans la durée. Le Gouvernement travaille déjà à préparer l’après. La déclaration de catastrophe naturelle sera signée le 8 septembre. Une première réunion interministérielle se tiendra le même jour à Matignon pour organiser la mobilisation dans la durée, pour cette phase d’urgence comme pour la phase de reconstruction qui va suivre.

Dès que possible, en relation avec les collectivités de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, des missions d’expertise seront déployées pour faire l’évaluation précise des dégâts et apporter tout l’appui requis aux collectivités. Une conférence des acteurs de la reconstruction sera également organisée.

La qualité de la réponse qui sera apportée à cette catastrophe dépend aussi de la solidarité de l’ensemble de nos compatriotes. C’est pourquoi le Gouvernement a demandé à la Fondation de France de centraliser et de répartir les dons au profit des sinistrés. Le numéro est le 0 800 500 100.