Cet indicateur mesure l’écart de revenus en comparant la rémunération totale des 20% des ménages les plus aisés et celle des 20% des ménages les plus modestes. Les revenus prennent en compte l’ensemble des revenus d’activité et de remplacement, ainsi que les prestations sociales. Il s’agit donc d’un indicateur d’inégalités « après redistribution ».

Pourquoi cet indicateur ?

La lutte contre les inégalités répond au double enjeu de justice sociale et d’efficacité économique.
 
En matière d’inégalités de revenus, de nombreux indicateurs existent. La plupart ont toutefois l’inconvénient d’être également difficiles à mesurer de façon fréquente et précise : soit parce qu’ils demandent de connaître la totalité de la distribution de revenus ; soit parce qu’ils se prêtent mal aux techniques de sondage, dès que l’échantillon devient trop restreint. Quant à l’indicateur rapportant le revenu du neuvième décile au premier décile, il présente l’inconvénient de ne pas prendre en compte le revenu des plus riches.
 
Au final, l’écart de revenus retenu ici présente l’avantage d’être mis à jour de manière fiable chaque année, en France comme dans les autres pays européens, et de rendre compte de la concentration des revenus monétaires.

Comment évolue cet indicateur ?

-6%
C’est la baisse des inégalités de revenus de 2012 à 2014.
4,4
Ecart de revenus entre les 20% les plus aisés et les 20% les plus modestes (contre 5,2 dans l’Union européenne).
En 2014 (dernière année disponible), les 20 % des individus les plus pauvres détenaient 8,7 % de la masse totale des revenus. À l'opposé, les 20 % des individus les plus aisés en détenaient 38,3 %, soit 4,4 fois plus. Ce ratio a progressé de 0,5 point entre 2002 et 2012 avant de régresser significativement (-0,3 point) en 2013. En 2014, le ratio remonte de 0,1 point, si bien que depuis 2012, l’écart de revenu entre les 20% les plus riches et les 20% les plus pauvres a baissé de 0,2 point et reste proche de son niveau d’avant crise.
 
Ces inégalités sont de même ampleur chez les hommes et les femmes. Ceci s'explique par le fait que plus de 70 % de la population vit dans un ménage avec un couple où les niveaux de vie sont équivalents.

Comment la France se situe-t-elle par rapport à ses partenaires européens ?

En 2013 (dernière année disponible), les inégalités ont augmenté de 0,2 point dans l’Union européenne comme dans la zone euro, et s’établissent ainsi à 5,2 dans ces deux espaces, soit un niveau bien plus élevé qu’en France. De façon générale, les inégalités ont augmenté dans presque tous les pays européens entre 2012 et 2013. Elles diminuent uniquement à Malte, au Luxembourg, en Croatie et en Grèce.
 
Les inégalités augmentent le plus fortement, de 0,5 point, en Allemagne (5,1), au Royaume-Uni (5,1), en Espagne (6,8) et à Chypre (5,4).
 
Évolution des inégalités de revenu en France, en Allemagne, en Italie et dans la Zone Euro
Évolution des inégalités de revenu en France, en Allemagne, en Italie et dans la Zone Euro
 

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