16 juin 2016

Impunité zéro pour les auteurs de message de haine sur internet

 
Les événements dramatiques récents ont soulevé une intense émotion et ont donné lieu à de multiples témoignages de solidarité sur les réseaux sociaux. Mais ils ont aussi libéré les discours de haine. Racisme, antisémitisme, homophobie… Ces débordements ne sont pas plus supportables  sur la Toile que dans la « vie réelle ».

Depuis un an, la DILCRA a saisi la justice à plus de cinquante reprises. Ces derniers jours, elle a notamment saisi les parquets compétents d’un tweet célébrant l’attentat de Tel Aviv et d’un post Facebook appelant au meurtre des Arabes. Plusieurs messages appelant à la haine contre les homosexuels ou se réjouissant de l’attentat terroriste d’Orlando ont également été déférés.

Cette politique d’impunité zéro commence à porter ses fruits devant les tribunaux. Récemment, un négationniste multirécidiviste a été condamné à deux mois de prison ferme. Plus près de nous, mardi 14 juin, le Tribunal de Grande Instance de Paris a condamné Alain Bonnet de Soral à six mois de prison avec sursis pour « apologie de crime de guerre et contre l’humanité » pour des propos antisémites, postés sur les réseaux sociaux, visant Beate et Serge Klarsfeld.
 
La détermination des pouvoirs publics à sanctionner fermement les auteurs de discours de haine est totale. Sur les réseaux sociaux comme dans le domaine public, la lutte contre la prolifération des discours  de haine réclame la vigilance de chacun : pouvoirs publics, opérateurs du web, associations, mais également chacun d’entre nous. En saisissant l’Unité de lutte contre la haine sur internet de la plate-forme PHAROS (internet-signalement.gouv.fr) placée sous l’autorité du ministère de l’intérieur, chaque citoyen peut signaler des comptes ou contenus illicites ou malveillants.
  Bien qu’elle soit indispensable, la sanction ne peut permettre, à elle seule, d’endiguer la haine en ligne. C’est pourquoi, dans le cadre du plan interministériel de lutte contre le racisme et l'antisémitisme, la DILCRA accompagne parallèlement des acteurs associatifs investis dans la production de contre-discours, ainsi que dans le champ de la prévention et auprès des jeunes, pour une appropriation critique et un usage positif des nouvelles technologies de l’information et des réseaux sociaux.