Portrait de Manuel Valls
24 juillet 2014 - Actualité

"Il y a un cap et ce cap c’est le mouvement, c’est la réforme pour l’intérêt général"

Invité de la matinale de RTL, Manuel Valls s'est exprimé sur les manifestations pro-palestiniennes, la baisse d'impôts, dès l'automne prochain en faveur des ménages aux revenus les plus modestes, et en 2015 en faveur des classes moyennes, et la réforme territoriale adoptée par l'Assemblée nationale.
 

Manifestations pro-palestiniennes


Interrogé sur les manifestations pro-palestiniennes, le Premier ministre a d'abord rappelé que "manifester est un droit" mais que cela "doit se faire dans le calme". Concernant la manifestation de samedi 26 juillet, Manuel Valls a indiqué que "s'il n'y a pas de garantie (…) alors là aussi le Gouvernement prendra ses responsabilités et ce type de manifestation sera interdit". "Quand on interdit une manifestation, c'est parce qu'il y a des risques", a-t-il ajouté.

Sur le conflit entre les Israéliens et les Palestiniens, Manuel Valls a tenu à rappeler que "le camp de la France est celui de la paix". "Nous tenons, nous sommes d’ailleurs l’un des rares pays à pouvoir le faire, le même discours, le cessez-le-feu immédiat, bien évidemment l’ouverture de corridors humanitaires pour secourir la population civile palestinienne (...). Donc la ligne de la France est la même, elle est équilibrée, nous nous adressons à tous, dans les mêmes termes, et j’espère que les initiatives, notamment du secrétaire général des Nations unies, réussiront à imposer un cessez-le-feu, c’est tout à fait indispensable", a-t-il précisé.
 

Fiscalité


Le Premier ministre a confirmé une baisse "significative" des impôts à l'automne prochain pour "près de 3 millions de Français", précisant que "1,7 million d'entre eux sortiront de l'impôt sur le revenu". Il a également confirmé que le Gouvernement préparait aussi "une baisse des impôts pour les classes moyennes" dans le cadre de la loi de finances pour 2015.
 

Réforme territoriale


Au lendemain de l'adoption par l'Assemblée nationale de la nouvelle carte des régions, qui propose de passer de 22 à 13 régions, le Premier ministre a indiqué que "cela peut toujours bouger" puisque le débat parlementaire se poursuit "mais à la fin de l'année, il y aura une carte définitive". "Nous enclenchons un mouvement de réforme de nos territoires, pour être plus efficaces, parce que nous avons besoin de régions plus fortes pour soutenir l’emploi, sur le plan économique, pour la formation des jeunes", a expliqué Manuel Valls avant d'ajouter "oui il y a une vision, il y a un cap et ce cap c’est le mouvement, c’est la réforme pour l’intérêt général, pour les Français".


Croissance


"L'Europe doit accompagner les politiques que mènent aujourd'hui les gouvernements dans chacun des pays", pour contrer "les effets d'une croissance trop faible (...) et (d')une inflation trop faible", constatées "pas seulement en France mais dans tous les pays de la zone euro, y compris en Allemagne", a déclaré Manuel Valls. Le Premier ministre a également répété que "l'euro est aujourd'hui trop cher, trop fort", et "qu’il faut, de toute façon, pour la mise en œuvre du Pacte de stabilité, plus de flexibilité, plus de souplesse".

Voir l'interview de Manuel Valls sur RTL ci-dessous :
 
"Il y a un cap et ce cap c’est le mouvement, c’est la réforme pour l’intérêt général"