portrait de Véronique Séhier

"Il faut qu’on continue à avancer pour que cette égalité devienne une égalité réelle"

Co-présidente et conseillère conjugale au planning familial, membre du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCEfh), Véronique Séhier sait de quoi elle parle quand elle évoque les droits des femmes. Rencontre avec une des actrices principales de la sphère associative et militante féministe.
 
Féminisme et éducation populaire, tels sont les maîtres mots de l’action de Véronique Séhier. La co-présidente du planning familial, après 5 ans au sein de l’Éducation nationale, en tant que professeur d’anglais, a décidé de se tourner pleinement vers la vie associative. Choix risqué qu’elle a pu faire grâce à un soutien total de son entourage. C’est tout ce qu’elle nous dévoilera de sa vie personnelle, préférant axer la discussion sur son combat.

 
"Dans les moments de crise, comme aujourd’hui, nous devons rester très vigilantes sur les droits des femmes"
Militante au planning familial du Nord depuis 1978, puis  responsable d’une association régionale de la petite enfance, elle a observé les différentes évolutions des droits des femmes.

portrait de Véronique SéhierLe Mouvement pour le planning familial, ou planning familial, est une association ayant pour objectif l’égalité entre les sexes et la lutte contre les discriminations liées au genre et à l’orientation sexuelle, et la possibilité pour chacun de vivre une sexualité libre et épanouie dans le respect de l’autre. Il agit à travers la défense du droit à la contraception, à l’avortement, et à une éducation à la sexualité  pour tous les jeunes. "Si on regarde depuis 50 ans, je pense qu’il y a eu de réels progrès. Mais dans les moments de crise, comme aujourd’hui, nous devons rester très vigilantes  sur les droits des femmes", prévient-elle. Elle estime que "40 ans après la Loi Veil, il ne faut pas grand-chose pour essayer de faire marche arrière. On l’a vu en Espagne".

C’est pour lutter contre les inégalités que Véronique Séhier milite. Pour que les droits sexuels, condition essentielle de cette égalité, soient reconnus comme des droits humains fondamentaux. Pour que la question de l’égalité devienne un vrai sujet de citoyenneté et pour que celle-ci soit enseignée dès le plus jeune âge, aux filles et aux garçons. "Il y a un travail énorme à faire au niveau de l’éducation, avec les filles et avec les garçons", estime-t-elle.


Après 40 ans de militantisme et d’engagements, tant de combats restent encore à mener : l’égalité salariale, le travail sur l’autonomie et l’émancipation. "Il faut qu’on continue à avancer pour que cette égalité devienne une égalité réelle", explique Véronique Séhier. Car, selon la co-présidente du planning familial, lancer un appel pour les droits des femmes ne suffit pas : "l’universalité des droits doit s’inscrire dans un projet global de société démocratique, égalitaire et solidaire".
 
"Les droits que nous défendons aujourd’hui sont des droits fondamentaux. Ils sont non-négociables et doivent s’appliquer partout. Et cela concerne les femmes et les hommes."
Selon elle, la journée du 8 mars est utile si elle permet à la France de rappeler qu’à travers le monde, les droits des femmes sont souvent bafoués :"Les droits que nous défendons aujourd’hui sont des droits fondamentaux. Ils sont non-négociables et doivent s’appliquer partout. Et cela concerne les femmes et les hommes".
 
Portrait réalisé par Thibault Camus

 
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