29 mars 2017

Formation aux "Mots Qui Sauvent"

Juliette MÉADEL, secrétaire d’État auprès du Premier ministre, chargée de l’Aide aux victimes, a lancé, ce mercredi 29 mars 2017 à l’Institut de Formation Inter hospitalier Théodore Simon de Neuilly-sur-Marne, les formations aux « mots qui sauvent ».

Lors d’un événement traumatisant impliquant un grand nombre de personnes, la prise en charge psychologique des victimes est essentielle dès les premiers instants. A cet égard les interventions des cellules d’urgence médico-psychologiques, mais aussi des personnels de secours et des intervenants bénévoles sont essentielles pour écouter, rassurer et soutenir les victimes.

Le lien qui se crée, par la parole et les premiers gestes, entre la victime et les intervenants est souvent très fort et a une grande influence sur l’évolution psychique de la victime.

Communiquer avec des victimes ne s’improvise pas mais doit faire l’objet de formations spécifiques. Il importe d’éviter les maladresses et d’acquérir les bonnes attitudes, les bons mots.

Il est donc très important de former les professionnels, les personnels soignants, les secouristes, et tous les travailleurs sociaux pour qu’ils puissent adopter une approche réconfortante et utiliser les « bons » mots quand ils sont au contact des victimes et de leurs proches.

La première formation aux « mots qui sauvent » durera trois jours. Elle s’adressera, en premier lieu, aux personnels soignants, mais elle a vocation à s’ouvrir également à tous les citoyens qui le souhaitent, dans le cadre d’un module d’une durée d’une journée. Elle associera l’Institut de Formation Inter hospitalier Théodore Simon et l’INAVEM – France Victimes.

Dans le même objectif, un guide regroupant les bonnes pratiques, sur l’attitude à adopter, les mots et expressions à privilégier et les gestes appropriés à effectuer sera bientôt largement diffusé.

Pour rappel, l’attribution en mai dernier par le Premier ministre du label « grande cause nationale » au collectif d’associations « Adoptons les gestes qui sauvent » a permis de développer l’apprentissage et la sensibilisation aux gestes qui sauvent. Désormais les deux formations, aux gestes ainsi qu’aux mots qui sauvent, seront complémentaires avec pour but de préserver les victimes et de les aider à se reconstruire.