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Xavier Darcos annonce des mesures pour dynamiser l’entrepreneuriat féminin

12.mars2010
Xavier Darcos. Photo : Jean-Pierre Muller/AFP
Xavier Darcos. Photo : Jean-Pierre Muller/AFP

Dans le cadre des manifestations de la Journée internationale de la Femme, Xavier Darcos a annoncé, le mercredi 10 mars aux côtés de Christian Sautter, des mesures pour favoriser l’entrepreneuriat féminin.

En présentant les derniers résultats du Fonds de garantie pour la création, la reprise et le développement d’entreprises à l’initiative des femmes (FGIF), géré par France Active, le ministre du Travail a noté que les femmes représentent près de la moitié de la population active mais que seules 27 % d'entre elles sont des entrepreneurs.

"Les femmes sont davantage confrontées à certaines difficultés telles que la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle. [...] Elles ont aussi plus de peine à investir suffisamment d'argent dans leur projet", a exposé le ministre. Pour Xavier Darcos, ces obstacles doivent être levés notamment pour permettre aux femmes de se positionner sur les 500 000 entreprises qui devront trouver des repreneurs d'ici à 8 ou 10 ans.

Pour relancer l'entrepreneuriat féminin, le ministre a dégagé quatre pistes d'action :

faciliter le passage à la création d'entreprise et sensibiliser les jeunes filles à la diversification des métiers. L'objectif est de sensibiliser l'ensemble des acteurs à travers l'Agence pour la création d'entreprises (APCE) dont la mission est d'informer les entrepreneurs dans leurs démarches. Face au constat que trop de femmes font face à des situations de précarité, le ministre souhaite ouvrir les parcours de formation des jeunes filles sur les secteurs en tension et valoriser davantage les filières "qui conduisent aux activités commerciales, artisanales, scientifiques et techniques" ;

valoriser les initiatives des créatrices d'entreprise. L'organisation, en partenariat avec la Caisse des dépôts et consignations, du prix national de la créatrice d'entreprise a pour ambition de promouvoir le fort potentiel de développement économique porté par les femmes ;

mobiliser les acteurs au plan national comme au plan local. Au niveau national, Xavier Darcos souhaite renforcer les liens entre les services du ministère, la Caisse des dépôts et consignations, l'Agence pour la création d'entreprises et France Active. Au niveau local, les actions mises en œuvre seront déclinées auprès des représentants des réseaux consulaires et des caisses régionales de la CDC par le biais des directions régionales des entreprises de la consommation, de la concurrence, du travail et de l'emploi (Direccte).

Privilégier le développement de l’accès au crédit bancaire. Grâce au FGIF, près de 85 % des entreprises sont toujours en activité cinq ans après leur création, Xavier Darcos souhaite donc "renforcer et améliorer son fonctionnement, dans une dynamique entrepreneuriale large, en lien avec les banques, France Active et la CDC".

Les résultats du Fonds de garantie pour la création, la reprise et le développement d’entreprises à l’initiative des femmes (FGIF). Créé en 1989, le FGIF a pour objectif d'accompagner les femmes dans leurs démarches de création d'entreprise et de faciliter leur accès au financement bancaire.
Fonds de garantie d’Etat, le FGIF est doté par le Fonds de cohésion sociale et géré par France Active Garantie.
Il intervient sur des prêts de 5 000 euros minimum. Jusqu’à 38 112 euros de prêt, l’intervention maximale du FGIF est de 70 %. Au-delà de ce montant de prêt, la garantie maximale du FGIF est limitée à 27 000 euros. La durée des prêts garantis est comprise entre 2 et 7 ans.
En 2009, le FGIF a permis à 1 070 femmes de créer leur entreprise en mobilisant près de 27 millions d’euros de crédit bancaire.
1 358 emplois ont ainsi été créés, majoritairement pour des femmes exclues ou éloignées du monde du travail. En cette période de crise, pour beaucoup de femmes créer son entreprise c’est créer son emploi : 71 % des 1 070 bénéficiaires du FGIF en 2009 étaient au chômage au moment de la création de leur entreprise, et 38 % l’étaient depuis plus de 6 mois.