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Violences dans les stades de football : le ministère de l'Intérieur annonce des mesures de fermeté

24.septembre2009

Les 19 et 20 septembre ont eu lieu les 10 matchs de la 6e journée du championnat de France de Ligue 1 2009-2010. Deux rencontres, Grenoble-Rennes et Nice-Monaco, ont été marquées par la violence de plusieurs bandes de supporteurs. A la suite de ces évènements, Frédéric Thiriez a été reçu au ministère de l'Intérieur, par le directeur de cabinet de Brice Hortefeux, et de nouvelles mesures de fermeté pour combattre ces comportements ont été prises.

En début de saison, des dispositions avaient déjà été prises pour assurer le bon déroulement du championnat de France. Les préfets ont été chargés de sécuriser les abords des stades et de recourir, si besoin est, aux interdictions de stades. Quelque 84 interpellations et une cinquantaine d'interdictions administratives de stades ont ainsi été effectuées.

De nouvelles violences lors des rencontres de Ligue 1

Ce week-end, s'est tenue la 6e journée de Ligue 1. Au cours de deux rencontres, la violence s'est, une nouvelle fois, invitée dans les stades. "Notre football est pris en otage par des groupes violents. Il n'est pas question de les laisser continuer à agir", a indiqué Frédéric Thiriez.

Le match Grenoble-Rennes a dû être interrompu à deux reprises après l'envoi de fumigènes sur la pelouse. A Nice, plusieurs supporteurs ont tenté de s'introduire dans la tribune présidentielle pour régler leurs comptes avec les dirigeants du club.

Des mesures de fermeté pour lutter contre la violence dans les stades

Les violences de ce week-end ont amené le ministère de l'Intérieur à prendre, en concertation avec la Ligue de football professionnel, une série de mesures :

  • le renforcement des dispositifs de surveillance des groupes à risque dans le cadre d'une coopération entre les clubs et les forces de l'ordre ;
  • la multiplication des interdictions de stades envers ceux dont le comportement gêne le bon déroulement des matchs ;
  • la sanction sportives des clubs dont les supporteurs sont violents.



En complément de ces mesures, il sera proposé au Parlement de renforcer l'arsenal législatif dans l'objectif :

  • d'interdire l'usage des fumigènes dans les stades ;
  • d'étudier la possibilité d'augmenter la durée maximale des interdictions de stades de 3 à 6 mois ;
  • de généraliser l’obligation de pointer au commissariat en cas d’interdiction de stade.


    Pour s'assurer que ces dispositions sont respectées, les représentants des clubs, les services de police et les responsables préfectoraux se réuniront dès la semaine prochaine au ministère de l'Intérieur.