Une prime au mérite pour les étudiants
Valérie Pécresse a annoncé, le 18 septembre, la création d'une prime au mérite de 200 euros par mois pour les étudiants en licence ayant obtenu une mention très bien au bac et dont les parents ne seraient pas imposables. Cette prime ne se substituera pas aux bourses, a-t-elle précisé sur France Info.
Faisant part de sa volonté de récompenser "les étudiants méritants", la ministre dit avoir "décidé que les bacheliers mention très bien dont les parents ne sont pas imposables à l'impôt sur le revenu toucheraient, en plus de leur bourse, 200 euros par mois de "bourse au mérite" pendant la durée de leurs études de licence".
"Dans notre système universitaire, il y a une forme de sélection par l'échec : un étudiant sur deux va échouer avant la fin de l'année universitaire et ce taux, nous ne l'acceptons pas", a souligné Valérie Pécresse qui a souhaité "une transition beaucoup plus accompagnée entre le lycée et la première année d'université", cela afin de "lutter contre le phénomène d'échec".
Portail admission post-bac. "Parce que les étudiants étaient livrés à eux-mêmes pour cette orientation, nous avons mis en place un logiciel de préinscription qui a permis de connaître les choix des étudiants et qui a permis aux universitaires de répondre à ces choix", a-t-elle rappelé. "Je souhaite que ce portail admission post-bac qui a été testé dans douze académies cette année soit généralisé l'année prochaine (...) pour que tous les lycéens puissent avoir un contact direct avec les universités, les écoles, les BTS et les IUT, pour savoir s'ils ont le niveau".
Réussite en licence. Le Gouvernement va investir 730 millions d'euros dans la lutte contre l'échec en premier cycle afin de le diviser par deux d'ici à 2012 (voir l'article sur le discours de Valérie Pécresse pour la rentrée universitaire). La ministre a également annoncé le recrutement de 2 250 doctorants comme moniteurs pour superviser les travaux dirigés (TD) et l'encadrement pédagogique.
Postes dans les universités. Interrogée sur le non-remplacement des départs à la retraite prévus pour 2009, la ministre a expliqué qu'ils "seront marginaux puisqu'ils ne représenteront que moins de 1 % des effectifs de (son) ministère et ils ne concerneront pas les enseignants chercheurs". "Nous donnerons aux universités des postes supplémentaires d'encadrement pour qu'elles puissent faire face à ce défi de l'autonomie puisqu'une université sur quatre devient autonome au 1er janvier 2009", a précisé Valérie Pécresse.
Dans l'après-midi, la ministre s'est exprimée devant les organisations syndicales de l'enseignement supérieur et de la recherche pour discuter des rapports Schwartz et Hoffmann sur l'attractivité des métiers de l'enseignement supérieur et de recherche.