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Une Présidence de l'UE entamée avec "modestie et rigueur"

18.juin2008

Après le non irlandais au traité de Lisbonne, Jean-Pierre Jouyet a indiqué au Sénat que la Présidence française de l'UE s'attacherait à apporter des réponses concrètes aux préoccupations des citoyens européens. François Fillon, qui s'est exprimé le lendemain devant les députés, a expliqué les enjeux de ce semestre à la tête de l'Union.

Le rejet irlandais du traité de Lisbonne conduit le Gouvernement à aborder la Présidence française avec "modestie et rigueur". Il s'agira d'apporter des réponses concrètes aux questions que se posent les citoyens européens notamment sur la hausse des matières premières et des produits alimentaires.

"Si l'Europe est mal comprise", a estimé le Premier ministre, "c'est aussi parce que l'Union n'a pas su trouver les mots et les actes pour susciter une adhésion plus puissante que la somme des contestations".

Le référendum irlandais bouscule le processus institutionnel, pas la Présidence française de l'UE. "Sur le fond", a précisé François Fillon, "les priorités de la Présidence française se révèlent plus pertinentes que jamais" face aux enjeux que sont l'instabilité des marchés financiers, un prix du pétrole record, une conjoncture économique américaine qui semble se dégrader et le dérèglement climatique.

Dès le mois de juillet, plusieurs rendez-vous importants liés à la Présidence de l'UE se tiendront en France. Le 1er juillet aura lieu à Paris une rencontre des membres du Gouvernement et de la Commission européenne. Le 10, le président de la République présentera le programme de la Présidence devant le Parlement européen, à Strasbourg.

Le 13, la France accueillera à Paris le sommet de l'Union pour la Méditerranée. Puis se tiendra un sommet avec l'Afrique du Sud, à Bordeaux, le 25 juillet. Sept réunions informelles des ministres auront également lieu en France. Paris présidera également deux conseils européens, en octobre et décembre et assurera la présidence de dix sommets internationaux.

-  La déclaration sur la Présidence française de l'UE, sur le site du Sénat
-  La déclaration de François Fillon devant les députés, sur ce site