Stéphane Le Foll a présidé le Comité national d'orientation et de suivi du "Plan Ecophyto 2008-2018" le 9 octobre 2012. Le ministre a fixé de nouvelles orientations pour parvenir au rendez-vous de 2018 avec une réduction de 50 % de l'usage des pesticides.
Trois ans après le lancement du Plan Ecophyto 2008-2018(1), Stéphane Le Foll a décidé d'opérer une réorientation en cinq volets :
- identifier des objectifs et des moyens par bassin de production et type de culture afin d'optimiser l'engagement des acteurs ;
- valoriser et soutenir le développement de la lutte biologique et du biocontrôle(2) : mesures de soutien aux PME productrices, diffusion des techniques, autorisations de mise sur le marché facilitées… ;
- étudier la mise en place d’une fiscalité incitative afin de faire évoluer la redevance sur les produits phytopharmaceutiques et de l’affecter aux démarches biologiques ;
- aller vers une meilleure professionnalisation et une indépendance du Conseil agricole ;
- lutter contre les importations illégales et frauduleuses et les contrefaçons de produits phytopharmaceutiques. Les moyens de contrôle de la brigade nationale d'enquête vétérinaire et phytosanitaire seront, pour ce faire, renforcés.
Plus de 200 000 professionnels certifiés "Ecophyto"
La réunion du Comité national d'orientation et de suivi du "Plan Ecophyto 2008-2018" a également permis de faire le bilan du Plan trois ans après son lancement. "Plus de 8 000 bulletins de santé du végétal ont été publiés sur l’ensemble des régions grâce au réseau d’épidémio-surveillance (13 000 parcelles suivies par environ 4 000 observateurs)", précise le ministère.
Un bilan positif dans la mise en place des outils et des réseaux destinés à diffuser les pratiques. Ainsi 1 900 exploitations agricoles forment un réseau de fermes-pilotes de démonstration dans la production alternative aux produits phytosanitaires. On compte désormais plus de 200 000 professionnels formés "Ecophyto"(3). L'ouverture de sites internet dédiés aux professionnels de zones non agricoles(4) et aux particuliers ont permis d'élargir la perspective de la lutte contre les pesticides. Enfin les outils de suivi et d'évaluation du Plan se sont améliorés (Lire le détail du bilan).
Espace dédié au Plan Ecophyto 2008-2018, il suit en détail l'évolution des mesures mises en œuvre par le Plan. Il met à disposition les outils permettant aux professionnels d'évaluer leurs pratiques, notamment avec l'Indicateur de fréquence de traitement (IFT) permettant de comptabiliser le nombre de doses homologuées de pesticides utilisées sur un hectare au cours d’une campagne. On y trouve également un espace dédié aux professionnels en zones non agricoles ou aux jardiniers amateurs pour les guider dans l'utilisation de pesticides. Il suit régulièrement l'actualité des pratiques biologiques en France.
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Lancé à la suite du Grenelle de l'Environnement, le "Plan Ecophyto 2008-2018" a pour but de réduire de 50 % l'usage des produits phytosanitaires à l'horizon 2018. Il se décline en 114 actions. Il bénéficie d'un budget de 41 millions d'euros. Les "produits phytosanitaires" sont des pesticides utilisés pour prévenir la prolifération d'organismes – insectes, champignons… –, ou pour soigner les maladies des végétaux cultivés. En savoir plus sur les produits phytosanitaires. ↩
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Le "biocontrôle" désigne l’ensemble des méthodes de protection des végétaux par l’utilisation de mécanismes naturels (insectes, bactéries…). La technique de biocontrôle a été choisie par Pierre et Laurent Diot. Leur production de tomates-grappes sous serre à Mordelles en Ille-et-Vilaine a réduit de 90 % l'usage des pesticides. ?Voir la vidéo sur le Portail du Gouvernement ↩
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Les professionnels reçoivent un certificat individuel pour les produits phyto-pharmaceutiques, appelé "Certiphyto". Il atteste de connaissances suffisantes pour utiliser les pesticides en sécurité et en réduire l'usage. En savoir plus sur le site Ecophyto ↩
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Zones non agricoles : terrains de sports et de loisirs, parcs publics, voiries, zones industrielles, terrains militaires, aéroports… En savoir plus sur le site dédié aux professionnels de zones non agricoles ↩