Une feuille de route pour l'Etablissement français du sang
Le sang humain : une substance irremplaçable. Aucun produit médicamenteux ne s’y substituant, il demeure indispensable dans le traitement de nombreuses pathologies. Chaque année, un million de malades bénéficient du sang, des plaquettes et du plasma issus des deux millions de dons effectués dans notre pays.
La ministre de la Santé a salué "l'efficience de l'action" de l'Etablissement français du sang (EFS). "Des efforts qui doivent être poursuivis", a-t-elle déclaré. La convention d'objectifs et de performance constitue la "feuille de route pour les prochaines années. Ce contrat permet de fixer des objectifs chiffrés, concrets, pour promouvoir une plus grande efficience de l'établissement", a déclaré Roselyne Bachelot-Narquin.
Un modèle reposant sur le don éthique
La ministre de la Santé a insisté sur les trois grands principes fondant le système transfusionnel français.
Le don éthique. En France, le don du sang est régi par la loi du 21 juillet 1952. Ses grands principes :
- l'anonymat : l'identité du donneur et du receveur, ainsi que les données attenantes, sont les seules informations connues de l’EFS ;
- le bénévolat : gratuit, le don de sang ne peut être rémunéré sous quelque forme que ce soit ;
- le volontariat : acte librement consenti, le don de sang n'est soumis à aucune contrainte ;
- la gratuité : le sang et les produits sanguins ne sont pas source de profit.
"La France continuera à préserver l'édifice législatif qui consacre le don éthique, et à le défendre auprès de ses partenaires européens", a insisté Roselyne Bachelot-Narquin.
Opérateur civil unique de la transfusion sanguine en France, son rôle est d’assurer le lien entre les besoins des malades et les donneurs. Il est présent sur l’ensemble du territoire français avec 17 établissements régionaux, 154 sites de collecte et 40 000 collectes mobiles, départements et territoires ultramarins compris.