Un appel national à la mobilisation contre les mariages forcés
En déplacement à Montpellier, le 1er décembre, Rachida Dati a participé à une réunion dans le cadre de la lutte contre les mariages forcés. Elle a avancé l'idée d'une modification du code pénal "pour créer une circonstance aggravante".
"Je suis venue à Montpellier pour dire aux jeunes filles qu'elles ont le droit de dire "non" à une union non consentie, qu'elles ont le droit de choisir leur avenir", a affirmé la garde des Sceaux. Pour aider les femmes confrontées aux mariages forcés, cette dernière a affirmé sa volonté de développer des actions de prévention et d'information.
Elle a par ailleurs indiqué vouloir procéder à une modification du code pénal "pour créer une circonstance aggravante" : "il faut que l'on sanctionne ceux qui obligent les jeunes filles à se marier contre leur volonté en usant de menaces, de violences, de pression ou de tout autre moyen qui altère le consentement", a déclaré la ministre.
Un projet de texte est ainsi actuellement élaboré par les services du ministère pour "faire progresser l'Etat de droit et aider les femmes meurtries à retrouver la dignité".
Au cours de cette même journée, une convention-cadre visant à coordonner les actions de lutte contre les mariages forcés dans l'Hérault a été signée. Celle-ci a pour but de renforcer la prévention, notamment par des actions d'information, de formation et de réflexion sur ces situations. Elle a aussi pour objet d'informer les victimes sur leurs droits et sur les infractions qui pourraient être commises, ainsi que de les accompagner dans leurs démarches juridiques.







