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Tempête Xynthia : le chef de l'Etat exclut tout relogement en zone à risque

17.mars2010
Conséquences de la tempête Xynthia. Photo: P.Segrette/Elysée
Conséquences de la tempête Xynthia. Photo: P.Segrette/Elysée

A l'issue d'une réunion de travail, qui s'est tenue à huis clos à la préfecture de Charente-Maritime, Nicolas Sarkozy a assuré, le 16 mars, que l'Etat ne laisserait pas se réinstaller dans les zones "où il y a un risque mortel", les victimes de la tempête Xynthia. Celle-ci avait ravagé le 28 février les côtes du sud-ouest de la France.

Aux côtés des présidents des conseils généraux de Vendée, Philippe de Villiers, et de Charente-Maritime, Dominique Bussereau, et en présence de plusieurs ministres, le chef de l'Etat a indiqué que pour les "habitants de ces deux départements martyrs, il y aura un suivi concret aux drames personnels et professionnels qu'ils ont vécus".

En soulevant la question centrale des maisons détruites ou endommagées, Nicolas Sarkozy a affirmé que personne ne pourra se réinstaller "dans des maisons situées dans des lieux où il y a un risque mortel".

"Ce choix-là est un choix lourd mais il n'y aura pas de retour pour un certain nombre de personnes", a-t-il poursuivi, évoquant la modification de "certains dispositifs assurantiels et de prévention, pour naturellement pouvoir indemniser et reloger des personnes qui ne retrouveront pas leur maison". Et de conclure, qu'il faudra autoriser les sinistrés à "reconstruire une maison dans un autre endroit, prévoir des terrains et indemniser des processus qui, aujourd'hui, n'existent pas."

Le président de la République s'était déjà rendu dans ces deux départements sinistrés, le 1er mars, au lendemain du passage de Xynthia. Rappelons que cette tempête a fait 53 morts et de l'ordre de 1,5 milliard d'euros de dégâts, selon les assureurs.