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Télévision publique : de nouveaux modes de financement à l'étude

28.février2008

A l’issue de la première réunion avec les membres de la commission pour une nouvelle télévision publique, le président, Jean-François Copé, a présenté, le 27 février, la méthode et le calendrier de travail qu’il souhaite mettre en place.

Divisée en quatre groupes de travail - modèle culturel, financement, gouvernance, diversification - la commission sera chargée de définir les contours d’une télévision publique sans publicité. Son objectif : préciser les besoins de financements de France télévisions après 2009, date de l’entrée en vigueur de la réforme.

Selon que la publicité est supprimée en une seule fois ou réduite progressivement, le montant du futur financement est évalué entre 700 millions et 1,2 milliard d’euros. A la demande du Gouvernement, la commission expertisera plusieurs modes de financement :

-  la mise en place de nouvelles taxes imposées aux chaînes privées, aux opérateurs de télécommunications ou aux fournisseurs d’accès internet ;
-  l’augmentation de la redevance ;
-  l’évaluation de la dotation.

Une réunion plénière, programmée tous les quinze jours, permettra aux seize parlementaires et aux dix-sept professionnels de faire leurs suggestions. La commission rendra un rapport d’étape à la mi-avril et l’ensemble de ses préconisations le 31 mai.

Jean-François Copé a indiqué que la commission sera "ouverte à tous", notamment aux téléspectateurs, qui pourront déposer leurs contributions via un site internet.

Pour sa part, Patrick de Carolis, PDG de France Télévisions, s’est engagé à prendre "des mesures de gestion de précaution", à la suite de la lettre signée par Christine Lagarde, Christine Albanel et Eric Woerth qui confirme la décision du chef de l'Etat de compenser "chaque euro de recettes publicitaires en moins" dès 2008. Les dépenses les plus lourdes pour 2008 - comme par exemple le renouvellement des parcs de matériels - seront différés "pour assurer à l'entreprise une exploitation équilibrée et une structure financière saine".