Sécurité routière : une minute de pédagogie quotidienne à la télévision
Expliquer la route, tel est le mot d'ordre de la nouvelle opération de sensibilisation de la Sécurité routière, élaborée en partenariat avec les émissions de télévision "Automoto" et "C'est pas sorcier". Quarante-cinq comportements dangereux sur la route, parfois difficiles à appréhender, seront ainsi décortiqués quotidiennement à des heures de grande écoute sur les chaînes de France Télévisions ("Comprendre la route, C’est Pas Sorcier") et sur TF1 ("Automoto spéciale sécurité") à travers de petites séquences d'une minute chacune.
Ces films courts diffusés à partir du 30 août expliquent au plus grand nombre, la réalité des risques que l'on encourt quand on transgresse les règles routières. Démonstrations scientifiques, témoignages d’experts, maquettes et calculs concrets illustrent ainsi des sujets aussi divers que les distances de sécurité, les effets du cannabis ou de l’alcool sur la conduite, les angles morts ou bien encore l’adhérence sur route mouillée. Deux exemples :
La lutte contre l'insécurité routière, un combat permanent
Avec au premier semestre 2010, un bilan provisoire de 29 675 accidents corporels, 1 786 personnes tuées et 36 145 personnes blessées, "la lutte contre les drames routiers est un combat permanent", a déclaré Jean-Louis Borloo. Le chiffre des morts sur les routes, a-t-il rappelé, est passé de 16 610 en 1973 à 4 273 personnes en 2009 tout en soulignant que l'objectif fixé par le président de la République était de descendre à 3 000 morts à la fin 2010.
Pour sa part, Michèle Merli a annoncé que le déploiement des radars sur les routes se poursuivra en 2011. Elle est également revenue sur la loi d'orientation et de programmation de la performance de la sécurité intérieure (Loppsi), dont les mesures en matière d'insécurité routière assurent une répression plus forte. Elle a notamment cité l'aggravation des peines d'emprisonnement pour les récidivistes conduisant sous l'emprise de l'alcool et l'obligation pour ceux-ci d'installer sur leur véhicule un dispositif de démarrage relié à un éthylotest interdisant la mise en marche en cas d'alcoolémie. Le vote définitif de la loi interviendra cet automne.
