En période hivernale, les routes deviennent difficilement praticables et dangereuses, surtout en cas de neige et de verglas. Assurer un service de viabilité hivernale, c'est garantir aux usagers de la route une circulation et une mobilité satisfaisantes tout en maintenant un niveau de sécurité maximal.
Retour au sommaire du dossier : Aborder l'hiver en toute sérénité
Dans les départements, les services territoriaux d'aménagement et les directions interdépartementales des routes (DIR) sont chargés du service de viabilité hivernale. En fonction de la nature et de l'intensité du phénomène climatique, ils utilisent différents procédés pour permettre aux usagers de circuler : le salage, l'épandage de fondant routier et le raclage.
Lorsque les phénomènes hivernaux sont trop extrêmes, des plans "intempéries" sont mis en place au niveau départemental ou interdépartemental. L'objectif est d’assurer en toutes circonstances la régulation du trafic et la sécurité des personnes, en évitant le blocage des axes routiers et autoroutiers. Les mesures prises peuvent être : des itinéraires ou sorties obligatoires, une circulation des poids lourds en convoi, le secours et l'assistance aux usagers de la route.
Les bons réflexes à adopter en voiture
Avant de prendre sa voiture, il est important de se renseigner d'abord sur les conditions météorologiques et l'état du trafic. Si Météo France déclenche une alerte orange et rouge dans sa région, il est fortement recommandé de ne pas prendre sa voiture.
En cas de neige ou de verglas, il faut être particulièrement vigilant. Les pneus n'adhérant pas bien à la route, l'usager peut très vite perdre le contrôle de son véhicule. Dans une telle situation, les conseils de la sécurité routière sont les suivants :
- réduire sa vitesse et allonger les distances de sécurité. Si la visibilité est réduite, la distance entre deux véhicules doit être au minimum de 50 mètres ;
- éviter de dépasser d’autres véhicules de manière intempestive. Les accélérations soudaines et les freinages brusques déstabilisent la voiture ;
- renoncer à poursuivre son trajet lorsque l'axe routier est bloqué ;
- faciliter la circulation des engins de déneigement et de salage. Rappelons qu'il est strictement interdit de les dépasser ;
- être en possession d'équipements spéciaux : pneus-neige, chaînes, pneus cloutés ou à crampons. Ces derniers peuvent être utilisés du samedi précédant le 11 novembre au dernier dimanche de mars de l'année suivante. La vitesse maximale autorisée est de 50 km/h en ville et 90 km/h sur route et autoroute.
Si vous devez absolument vous déplacer en voiture, assurez-vous que vous pourriez faire face à une panne ou à une immobilisation prolongée sans assistance :
- munissez-vous de nourriture et d’eau en quantité suffisante ;
- prenez des couvertures (dont au moins une couverture de survie) et des vêtements de rechange chauds ainsi que votre traitement médicamenteux ;
- assurez-vous que la voiture est en bon état de fonctionnement et pensez à faire le plein avant le départ.
Si vous êtes bloqués en voiture :
- faites tourner le moteur dix minutes toutes les heures ;
- entrebâillez la fenêtre pour éviter l’intoxication au monoxyde de carbone ;
- vérifiez que la neige ne bloque pas le tuyau d’échappement. N’utilisez pas inutilement les phares, pour éviter de décharger la batterie.
- faites de temps en temps des exercices en bougeant les bras, les jambes, les doigts vigoureusement afin de maintenir une bonne circulation ;
Dans le transport routier :
• augmenter de 20 % la capacité de stockage de sel pour le réseau routier national pour permettre une autonomie de huit jours ;
• équiper les saleuses d’un système de géolocalisation pour faciliter l’organisation des circuits de déneigement ;
• fluidifier le trafic des poids lourds de moins de 19 tonnes non articulés en fonction du contexte local, de la disponibilité des forces de l’ordre et de la configuration du réseau. Les préfets de zone de défense et de sécurité pourront s'appuyer sur les instructions conjointes des ministères de l’Intérieur et des Transports.
Dans le transport aérien :
• améliorer le dégivrage et le déneigement des pistes : Aéroports de Paris (ADP) a multiplié par deux les stocks de glycol dont la consommation sera évaluée en temps réel grâce à la mise en place de nouveaux outils informatiques ;
• renforcer l’information des passagers : Air France développera des écrans d’information mobiles en cas de fortes intempéries et ADP a déployé 350 nouveaux panneaux d’information digitaux ;
• une meilleure prise en charge des voyageurs : en cas d’épisode neigeux intense, les clients d’Air France pourront modifier leur réservation sur le site de la compagnie ou aux bornes libre-service, sans surcoût.
Dans les transports collectifs :
• renforcer les capacités de l’infrastructure ferroviaire à supporter les intempéries hivernales en conduisant certaines opérations spécifiques (réchauffage des aiguilles, dégagement de végétation) ;
• créer un plateau d’assistance 24 heures sur 24 heures pour améliorer la qualité de l’information transmise aux usagers ;
• renforcer des capacités du matériel à fonctionner en condition hivernale dure.

