Remplacer les professeurs dès leur premier jour d'absence
Luc Chatel a annoncé, le 9 mars, les mesures destinées à améliorer le dispositif de remplacement des professeurs absents pour le rendre plus réactif et mieux structuré. Dès le premier jour d'absence, les établissements se mobiliseront pour mettre en place une solution de remplacement.
Le taux de remplacement des professeurs absents est efficace pour les absences de plus de 15 jours : 91,3 % en primaire et 92 % dans le secondaire. Le bât blesse pour les remplacements de courte durée (moins d'une semaine), plus particulièrement pour le secondaire, a souligné Luc Chatel, avec un taux de remplacement qui n'est que de 19 %. Or, il faut savoir que les trois quarts des absences sont inférieures à une semaine. Pour remédier à cette situation, le ministre de l'Éducation nationale a décidé de mobiliser les recteurs. Réactivité et souplesse deviennent les maîtres mots du nouveau dispositif qui entrera en vigueur à la rentrée prochaine.
Réactivité d'abord, en supprimant le délai de carence de 14 jours actuellement pratiqué, avant d'informer le rectorat d'une absence. Désormais, il faudra trouver, dès le premier jour, une solution de remplacement. Pour être plus efficace, le pilotage du dispositif se fera au plus près du terrain, "c'est là que l'on pourra faire du cousu main", a fait valoir Luc Chatel. Ainsi, des personnes dédiées seront chargées de la gestion des remplacements dans chacun des établissements. Elles devront se tourner vers le rectorat si elles n'ont pas les moyens de mettre en place le remplacement dès le premier jour. Chaque académie devra aussi avoir un interlocuteur unique pour les établissements et les fédérations de parents d'élèves.
Pour pallier les absences de courte durée chaque rectorat devra d'ici à la rentrée prochaine améliorer son vivier de remplaçants titulaires pour le second degré, a indiqué le ministre. Il devra en outre constituer une réserve supplémentaire de contractuels associés, immédiatement mobilisables : retraités de l'Éducation nationale, adultes diplômés, étudiants en fin de formation. Concernant ces derniers, Luc Chatel a fait valoir qu'ils auront déjà bénéficié, dans le cadre de leur formation, de stages d'observation avec des professeurs expérimentés.
Souplesse ensuite, en décloisonnant les frontières interacadémiques pour permettre une meilleure utilisation des professeurs titulaires remplaçants. Aujourd'hui, un professeur remplaçant disponible ne peut se rendre dans l'établissement d'une autre académie pourtant limitrophe. Résultat, 45 % de titulaires remplaçants ne sont pas utilisés dans le second degré, a indiqué le ministre. "Il faut faire tomber les barrières administratives", a-t-il déclaré pour qu'en cas de besoin, le futur responsable de rectorat puisse appeler son homologue de l'académie voisine pour disposer d'un remplaçant.







