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Relancer le secteur automobile
L’industrie automobile , c’est 2,5 millions d’emplois soit 10% de la population active. Ce secteur subit de plein fouet la crise économique, victime d’une chute brutale des ventes - de 20 à 30 % - depuis l’été 2008 sur les marchés européens voisins et d’un marché français qui commence à fléchir : les immatriculations ont reculé de 14 % en novembre.
A ce titre, des mesures immédiates de soutien à l’activité et des mesures structurelles de renforcement de la compétitivité de la filière ont été mises en place par le Gouvernement :
Prime à la casse de 1 000 euros pour inciter au remplacement des véhicules anciens
une prime de 1 000 euros sera accordée pour l’achat d’un véhicule particulier neuf émettant moins de 160 g de CO2 (inclus), accompagné de la mise à la casse d’un véhicule de plus de 10 ans ;
une prime de 1 000 euros sera accordée pour l’acquisition par un professionnel d’un véhicule utilitaire léger neuf (VUL), accompagnée de la mise à la casse d’un véhicule de plus de 10 ans.
Le coût estimé de ce dispositif, qui s’étendra du 4 décembre jusqu’à la fin de l’année 2009, est d’environ 220 millions d’euros.
Un soutien au crédit automobile à hauteur de 1 milliard d’euros
70 % des voitures en Europe sont vendues à crédit. Le crédit automobile est essentiel au bon fonctionnement du marché car la voiture est pour un ménage un investissement important. La situation des marchés financiers affecte gravement cette activité.
Le plan bancaire du Gouvernement a permis de soutenir l’activité de crédit des banques, mais les filiales bancaires des constructeurs automobiles souffrent particulièrement car elles n’ont pas de dépôts et ne se financent que sur les marchés. Or elles financent plus du tiers des achats de véhicules.
Pour éviter l’effondrement de cette activité essentielle, les filiales bancaires des constructeurs auront accès à 1 milliard d’euros de refinancement accordés dans les mêmes conditions qu’aux réseaux bancaires : ce n’est pas une subvention de l’État mais un prêt assorti d’un taux d’intérêt de 8 %.
Une politique industrielle pour structurer durablement la filière
Les sous-traitants français, qui représentent l’essentiel de la valeur ajoutée du secteur, souffrent d’un manque de rentabilité, donc d’investissements et d’innovation, les plaçant en position de faiblesse et réduisant leurs marges et leur rentabilité.
Il est donc nécessaire de mener une politique industrielle pour structurer la filière et faire émerger des sous-traitants plus forts, capables de nouer des partenariats durables avec les constructeurs, en particulier sur l’innovation.
Pour cela, les grands acteurs de la filière, en premier lieu Renault et PSA, ont décidé de mettre en place un fonds d’investissement sectoriel qu’abondera aussi le FSI en tant qu’investisseur minoritaire. Ce fonds sélectionnera des projets d’entreprise solides donc rentables, même à moyen terme. Les grands constructeurs mettront initialement 100 millions d’euros dans ce fonds, ainsi que le FSI.
La mise en oeuvre des mesures stratégiques déjà décidées pour le secteur
Ce plan, qui vise à faire entrer la France dans l’ère du véhicule décarboné, comprend :
un plan de soutien de 400 millions d’euros à la R&D ;
la pérennisation du bonus de 5 000 euros sur les 100 000 premiers véhicules décarbonés vendus en France et son extension aux véhicules utilitaires légers, soit un soutien de 500 millions d'euros à l'achat de ces véhicules ;
un plan d'investissement global dans les réseaux, à domicile, dans les espaces publics et sur la voie publique, impliquant les distributeurs d'électricité, les collectivités, les gestionnaires d'espaces publics (parkings concédés ou surfaces commerciales) ;
Par ailleurs, la filière automobile bénéficie massivement du triplement du crédit d'impôt recherche car elle est la plus importante en termes d'innovation. Elle profitera aussi pleinement de la réforme de la taxe professionnelle et de l'exonération définitive de taxe professionnelle sur tous les investissements faits avant le 31 décembre 2009.
Chiffres clé
1 000 euros: le montant de la prime qui sera versée pour toute mise à la casse d'un véhicule âgé de plus de 10 ans assortie du rachat d'un véhicule propre
300 millions d'euros: le montant de départ du fonds d'investissement qui sera créé par les constructeurs et le fonds stratégique d'investissement pour investir dans la restructuration du secteur automobile







