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Recherche
Le Premier ministre a annoncé un investissement massif dans la recherche, qui devrait atteindre 3 % du PIB. Le Gouvernement poursuit trois objectifs :
créer dans les laboratoires les conditions de l’exercice de la science au meilleur niveau pour faire progresser la reconnaissance mondiale des performances françaises ;
traduire ces performances dans un lien organique avec le monde économique et social pour nourrir durablement la croissance ;
assurer une très large diffusion de la culture scientifique et technique.
Dans ce souhait de reconquérir les meilleures places pour la recherche française, la réforme des universités et notamment la loi sur les libertés et les responsabilités des universités du 10 août 2007 joue un rôle primordial. L’université doit devenir un acteur de recherche à part entière, doté d’une véritable stratégie scientifique, négociant d’égal à égal avec les organismes. Un nouveau partenariat entre les établissements d’enseignement supérieur et les organismes de recherche sera mis en place pour améliorer le fonctionnement des unités mixtes de recherche (UMR), mais aussi répondre à l’émergence des pôles de recherche et d’enseignement supérieur (Pres) et à l’existence des réseaux thématiques de recherche (RTRA) - deux outils nouveaux mis en place par la loi d’avril 2006.
Débureaucratisation, simplification administrative, évaluation indépendante... le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche a lancé un mouvement de réforme qui concernera tous les piliers de la recherche - grands organismes de recherche publics (CNRS, Inserm) et Agence nationale de la recherche notamment. Pour le ministère, le financement sur projets mené par l’ANR n’a pas vocation à se substituer aux autres modes de financement. Valérie Pécresse a envoyé le 27 février 2008 sa feuille de route à la présidente du CNRS. Les organismes de recherche et les universités sont appelés à développer leurs partenariats, notamment dans le cadre des Pres.
La ministre a aussi dévoilé le 21 mars les grandes lignes de son projet de réforme de l’Agence nationale de la recherche (ANR). Depuis sa création en 2005, l’ANR a permis une augmentation de 25 % des moyens des laboratoires pour financer leurs projets d’excellence. Valérie Pécresse veut renforcer les liens entre l’agence et les autres piliers de la recherche - universités et organismes de recherche, notamment en renforçant le mécanisme du "préciput". Ce dispositif permet aux laboratoires choisis par l’ANR de contribuer au financement de leur organisme de recherche.
Dans son rapport remis en janvier 2008, la Commission pour la libération de la croissance française propose de constituer dix grands pôles d’enseignement supérieur et de recherche autour de dix grands campus. L’opération campus lancée en 2008, qui va permettre un effort budgétaire massif et ciblé sur plusieurs pôles, va dans ce sens.
En savoir plus
Le discours du Premier ministre à Orsay, le 1er juin 2007, sur ce site
Les pages dédiées à l’innovation, à la recherche et au développement économique, sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Les pages dédiées à l’emploi dans l’enseignement supérieur et la recherche, sur le site du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche
Le site de l’enseignement supérieur et de la recherche publique en France
Evaluation de l’ANR en 2008
Avec un taux de sélection moyen de 25 % des projets déposés, l’ANR est parvenue à trouver "un bon équilibre entre recherche de l’excellence et ouverture à toutes les équipes", a expliqué la ministre le 21 mars 2008. L’agence s’est, de plus, engagée dans la voie d’une programmation ouverte : les programmes non thématiques représentent 30 % de sa programmation. L’ANR va être évaluée dans son ensemble pour la première fois en 2008, par ses bénéficiaires et par ses pairs. Surtout, les procédures à suivre pour les appels à projet seront simplifiées et rationalisées.







