Préparation du sommet du G20
François Fillon a présenté lundi 23 mars la "vision française de réponse à la crise", lors d'une conférence-débat à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, l'un des plus importants clubs de réflexion américains.
Le discours du Premier ministre à la Fondation Carnegie, le 23 mars :
Le discours écrit dans son intégralité
Alors même que le secrétaire américain au Trésor, Timothy Geithner, annonçait lundi matin son plan de rachat des actifs toxiques des banques américaines, François Fillon présentait la "vision française de réponse à la crise", lors d'une conférence-débat à la Fondation Carnegie pour la paix internationale, l'un des plus importants clubs de réflexion américains.
A moins de dix jours du G20, qui se tiendra à Londres le 2 avril prochain, François Fillon a estimé que les "chances de succès du sommet sont grandes", et que Londres marque(ra) une "étape décisive pour remettre l'économie mondiale sur les rails".
Le Premier ministre a affirmé que les pays membres du G20 auront "le devoir d'aboutir à des réponses concrètes" sur la régulation financière, notamment, pour contrer la crise. Et d'affirmer que "face à une crise d'une ampleur sans précédent, nous devons démontrer que nous sommes capables d'apporter de vraies réponses et pas seulement d'énoncer de bonnes intentions".
"Quatre sujets l'exigent : la réforme de la régulation financière internationale, le soutien à la croissance, le sauvetage des banques, le soutien aux pays les plus menacés. Si un seul de ses quatre piliers manque, il n'y aura pas de reprise durable, ni de confiance réelle dans le système", a-t-il ensuite fait valoir.
Et de conclure, devant les quelque 180 personnes présentes : "cette crise financière et économique nous défie. Elle ébranle notre système, nos pratiques et nos schémas de pensée. Nous n'avons pas le droit de faire comme si l'orage allait passer et comme si tout pouvait continuer comme avant. Nous devons être à la hauteur des événements. Et pour cela, j'ai confiance dans la lucidité et l'audace de nos deux nations".