Premiers effets positifs pour la prime à la casse
Le ministre chargé de la Mise en oeuvre du plan de relance, Patrick Devedjian, a souligné, le 7 janvier au terme d’une visite dans une concession Renault à Argenteuil (Val d’Oise), que la prime à la casse avait "un effet extrêmement heureux".
Le ministre chargé de la Mise en oeuvre du plan de relance a indiqué qu’"au mois de décembre, 40 % des ventes ont été fondées sur la prime à la casse" dans cette concession Renault, et que ce résultat était "en ligne" avec ceux du réseau du constructeur.
L’action gouvernementale sur la filière automobile "a été une politique efficace qui jusqu’à maintenant porte ses fruits" et "a permis à Renault de résister à la crise", a-t-il assuré.
De son côté, Luc Chatel a évoqué le cas de Citroën qui "avait rapidement accompagné la prime à la casse d'offres promotionnelles", enregistrant ainsi une progression de près de 30 % de ses commandes en France en décembre, alors que la tendance des mois précédents était de moins 20 %.
Patrick Devedjian a expliqué à l'issue de sa visite à Argenteuil que le plan de relance "supposait une très grande réactivité des pouvoirs publics" et un suivi "très immédiat des effets des mesures économiques". Il a ajouté que d'autres mesures étaient à l'étude pour soutenir le secteur automobile.
Luc Chatel organisera le 20 janvier des "Etats généraux de l'automobile" dans le cadre de la "réflexion structurelle" sur l'avenir de l'automobile en France. L'objectif est de "faire en sorte que l'industrie française de l'automobile sorte confortée de cette crise", a expliqué le secrétaire d'Etat. "L'industrie automobile en France, ce n'est pas fini", a-t-il ajouté.
L'interview de Patrick Devedjian, vidéo sur le site du Premier ministre