Premier Conseil interministériel de l'Outre-Mer (1/5) : répondre à la volonté de changement des Ultramarins
Le 6 novembre dernier avait lieu le premier Conseil interministériel de l'Outre-Mer. A cette occasion, Nicolas Sarkozy a annoncé 137 mesures qui ouvrent la voie d'un "développement endogène" des territoires ultramarins et entament une rénovation en profondeur de la relation des Outre-Mers avec la Métropole. Elles constituent une première traduction des Etats généraux de l'Outre-Mer, qui ont permis à des milliers d'Ultramarins de s'exprimer sur l'avenir de leur territoire et les problèmes de leur vie quotidienne.
Dans le cadre des Etats généraux de l'Outre-Mer, en Guadeloupe, à la Réunion, en Guyane, en Martinique, à Mayotte, à Saint-Pierre-et-Miquelon, en Polynésie Française et dans l’Hexagone, les Ultramarins ont mené un travail de réflexion collective en élaborant des propositions pour l’avenir. Tous ont témoigné d'une très forte volonté de changement dans tous les domaines.
Davantage de développement autonome, mais aussi plus de solidarité
Au-delà des mesures normatives, financières et techniques qui ont été prises, le Gouvernement a décidé d'entendre le message récurrent des populations locales : "une aspiration puissante à un mieux-être que traduit aujourd’hui la revendication d’un modèle économique endogène, susceptible de favoriser la création de richesses et d’emplois locaux", a rappelé Nicolas Sarkozy dans son discours du 6 novembre. Cette idée est au coeur des mesures prises par le premier Conseil interministériel de l'Outre-Mer (Ciom).
L'égalité des chances, mais aussi une vraie reconnaissance des cultures propres de chaque territoire
Les citoyens français d’Outre-Mer ont aussi le sentiment, diffus mais tenace, d’être tenus en marge de la République. Un puissant élan va donc être donné à la politique éducative notamment, par le biais des programmes scolaires et universitaires, de l’éducation artistique et culturelle à l’école. Objectifs : développer des cursus ciblés d'enseignement supérieur en misant sur les atouts de l'Outre-Mer et en ouvrant de nouvelles voies, mettre en place de véritables politiques publiques pour l'égalité des chances, combler une partie du retard des Outre-Mer dans la lutte contre l'illettrisme, permettre à la jeunesse une appropriation de l’histoire, de l’environnement, des langues, des pratiques sociales. Et favoriser la reconnaissance des cultures propres de chaque territoire, dans les Outre-Mer et en Métropole.
Un Etat plus efficace, mais de nouvelles libertés locales
Les Ultramarins demandent enfin plus d'Etat, mais aussi davantage de libertés locales. Un Etat plus réactif, des préfets qui puissent s'adapter aux priorités locales et parer aux urgences les plus graves. Un Etat qui favorise et se porte garant du dialogue social. Pour toutes ces raisons, les relations des Outre-Mer avec la Métropole vont connaître un tournant. Pour négocier ce tournant, le chef de l'Etat a nommé la secrétaire d'Etat Marie-Luce Penchard ministre de l'Outre-Mer auprès de Brice Hortefeux.
"Les centaines de propositions qui ressortent [des Etats généraux] ne peuvent pas être traitées par un seul Conseil interministériel à l’Outre-Mer", a précisé le chef de l'Etat. Aussi convient-il de considérer ce premier Conseil interministériel comme une étape et non comme une fin.
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