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Pour une politique agricole commune préventive

25.février2009

Michel Barnier a présenté, le 23 février devant le Conseil d’orientation de l’économie agricole et alimentaire (CSO) les modalités de mise en oeuvre du bilan de santé de la Pac qui s’appliqueront à partir de 2010. "Nous voulons, avec le bilan de santé, que la Pac soit juste, durable, préventive. Au total plus équilibrée et plus légitime", a indiqué le ministre.

  • Les décisions annoncées par Michel Barnier interviennent après une large concertation lancée dès septembre 2007 dans le cadre des Assises de l’agriculture et qui s’est prolongée dans les départements en février 2008.

Les décisions annoncées par Michel Barnier interviennent après une large concertation lancée dès septembre 2007 dans le cadre des Assises de l’agriculture et qui s’est prolongée dans les départements en février 2008. Les décisions annoncées par Michel Barnier interviennent après une large concertation lancée dès septembre 2007 dans le cadre des Assises de l’agriculture et qui s’est prolongée dans les départements en février 2008.

1.4 milliard d'eurossoit 18% des aides dire ctes reçues par les agriculteurs seront réorientés sur quatre grands objectifs : consolider l’économie agricole et l’emploi sur l’ensemble du territoire ; instaurer un nouveau mode de soutien pour l’élevage à l’herbe ; accompagner un mode de développement durable de l’agriculture et instaurer des outils de couverture des risques climatiques et sanitaires.
 

Consolider l’économie agricole et l’emploi sur l’ensemble du territoire

La réorientation des aides doit permettre de rééquilibrer le soutien en faveur des productions structurellement fragiles, telles que l’élevage ovin et caprin, et de revaloriser l’indemnité compensatoire de handicaps naturels (ICHN) dont bénéficient les territoires de montagne.

Instaurer un nouveau mode de soutien pour l’élevage à l’herbe

Près de 1 milliard d’euros sont ainsi mobilisés pour créer, à hauteur de 700 millions d’euros, un soutien spécifique aux surfaces en herbe consacrées à l’élevage et pour préserver, à hauteur de 240 millions d’euros, la prime herbagère agroenvironnementale (PHAE).

Accompagner un mode de développement durable de l’agriculture

Les décisions prises visent à soutenir le développement de la production de protéines végétales, augmenter les moyens consacrés à l’agriculture biologique et répondre aux défis de la performance énergétique des entreprises agricoles, de la gestion de l’eau et de la biodiversité.

Instaurer des outils de couverture des risques climatiques et sanitaires

140 millions d’euros sont mobilisés au titre de la couverture des risques climatiques et sanitaires. Le bilan de santé est ainsi mis à profit afin de contribuer financièrement, avec les fonds européens, à la généralisation de l’assurance récolte et à la création d’un fonds sanitaire.

Ces décisions seront mises en oeuvre pour une première application en décembre 2010. L’objectif, à terme, est de réduire les écarts entre les montants des aides attribuées aux exploitations agricoles.