Point presse du Premier ministre à l'issue de sa visite à l'ambassade de France au Cambodge
Le Premier ministre s'est s'exprimé devant la presse après la réception de la communauté française à l'ambassade du Cambodge, le 3 février. Il a précisé que la France était venue participer aux funérailles de Norodom Sihanouk à un moment où les Cambodgiens écrivent une page de leur histoire. Le Premier ministre est revenu sur les raisons de son entretien avec son homologue vietnamien. Il a répondu à une question sur la procréation médicalement assistée.
"Je suis ici, a-t-il déclaré, pour les funérailles, la crémation de Norodom Sihanouk. Il faut y voir un signe car la France est le seul pays occidental à avoir été invité à cette cérémonie qui va rassembler dans un élan de ferveur patriotique les Cambodgiens qui veulent écrire une nouvelle histoire à la fois sur le plan politique, économique et culturel. Réussir un travail de mémoire n'est pas facile à faire, c'est difficile, mais nécessaire pour construire son propre avenir."
Jean-Marc Ayrault a également apporté des précisions concernant l'entretien avec son homologue vietnamien, Nguyễn Tấn Dũng. "Le Premier ministre vietnamien m'a rappelé le souhait de négocier un accord de partenariat stratégique", a-t-il déclaré. Il ne faut laisser aucune question de côté "comme celles qui concernent les droits de l'homme", a-t-il insisté. Il a souligné que "d'un point de vue historique, il est important que la France renforce ses liens avec tous les pays de la région qui appartiennent à l'Asean." Les années 2013 et 2014 sont "deux années consacrées à la relation entre la France et le Vietnam", a précisé Jean-Marc Ayrault.
Répondant à une question sur la procréation médicalement assistée (PMA), le Premier ministre a "[confirmé] tout à fait ce qu'Alain Vidalies a indiqué hier à l'Assemblée nationale. Il y aura bien avant la fin de l'année un projet de loi Famille qui comprendra aussi une disposition sur la PMA, une fois que le Comité consultatif national d'éthique se sera prononcé". Un projet de loi prévisible à "l'automne." "Il n'y a pas besoin d'avoir une approche passionnée de la question, [mais] une approche raisonnée, sérieuse, aller au fond des choses. C'est ce que le Gouvernement souhaite faire", a-t-il déclaré.
04/02/2013 | Durée: 3'43 |
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