Plan banlieues : synthèse de la consultation
Fadela Amara a dévoilé, le 17 décembre, lors d'une conférence de presse organisée à la Direction interministérielle de la Ville (Div), les premières conclusions de la consultation menée pour l'élaboration du Plan Respect et égalité des chances. Ce plan sera présenté, le 22 janvier à Vaulx-en-Velin, par le président de la République.
Les milliers de messages adressés à la secrétaire d'Etat via son blog et l'organisation de plus de 300 rencontres territoriales témoignent de la forte mobilisation des habitants sur le thème de la vie des quartiers.
Sur le blog "Pour ma ville", 12 000 contributions ont été postées. Le cadre de vie, le manque d'activités, d'équipements sportifs et de transports sont les principaux sujets abordés par les jeunes des milieux urbain et rural. L'expression d'un ennui quotidien est également omniprésente dans les témoignages. Les jeunes déplorent le manque d'événements festifs, de commerce ou tout simplement de lieux de vie pour se retrouver entre eux. Sur ce sujet, la secrétaire d'Etat a déclaré qu'elle aiderait les jeunes à devenir les "acteurs de leurs quartiers".
La problématique du transport est aussi fortement liée à celle de l'ennui. Les jeunes cherchent à sortir de leurs quartiers pour se divertir mais l'offre de transports ne correspond pas à leurs besoins. Les plages horaires sont réduites et certaines liaisons vers le centre-ville sont inexistantes. Le coût du permis de conduire est aussi évoqué.
L'emploi, les discriminations, l'action de la police sont des thèmes peu abordés et le logement n'est quasiment pas mentionné.
Transport et désenclavement sont aussi au cœur des doléances émises par les habitants lors des Rencontres territoriales. Organisées au mois d'octobre et de novembre dans plus de 90 départements, elles ont réuni près de 33 500 personnes. Axée sur les trois axes du Plan Banlieues - désenclavement, emploi, éducation - cette deuxième phase de consultation a permis de tirer plusieurs constats. "Les habitants ont le sentiment de vivre dans un ghetto", relate notamment le rapporteur Laurent Chambaud.
Le manque de logements et l'absence de mixité sociale sont dénoncés mais c'est surtout le déficit de transports en commun qui est pointé par les habitants. Ceux-ci peinent à se déplacer des quartiers périphériques vers le centre-ville.
Concernant l'emploi, il ressort des débats que le service de l'emploi ne remplit pas sa mission. Pour la plupart des demandeurs d'emploi, les dispositifs manquent de lisibilité.
Les parents enfin éprouvent des difficultés à suivre la scolarité de leurs enfants, notamment à cause du rapport complexe qu'ils entretiennent avec l'école. L'orientation des enfants et l'offre de formation sont aussi des sujets d'insatisfaction.
Le programme des Rencontres territoriales, sur le site de la Délégation interministérielle à la ville.







