Pierre Lellouche rappelle l'engagement de l'UE en Géorgie
Un an après le début de la crise en Géorgie, Pierre Lellouche est revenu, dans un entretien accordé au Figaro du 3 août, sur le conflit qui oppose Moscou et Tbilissi et sur le rôle de l'Union européenne.
En août 2008, les forces militaires russes étaient entrées en Géorgie. A l'époque, la France qui présidait l'Union européenne avait condamné cet acte et demandé le retrait des forces russes ainsi qu'un cessez-le-feu. La France et ses partenaires européens ont été à l'origine d'une sortie de crise et d'un apaisement des tensions.
"C'est la première fois qu'une médiation européenne permet l'arrêt de combats et met sur les rails un processus diplomatique de règlement", rappelle Pierre Lellouche, avant de poursuivre : "c'est un conflit aux portes de l'Europe et l'Union européenne a été à la hauteur."
Le secrétaire d'Etat chargé des Affaires européennes insiste sur la continuité de l'engagement de l'UE : "La mission européenne d'observation en Géorgie vient d'être renouvelée pour un an". Pierre Lellouche veut désormais renforcer les liens à la fois avec la Géorgie, avec laquelle il souhaite achever la négociation d'un accord de libre-échange, et avec la Russie, pays qu'il faut "accompagner dans son évolution". Dans cet esprit, le président de la République souhaite établir une grande relation stratégique entre l'UE et la Russie, rappelle le secrétaire d'Etat.
Pierre Lellouche reconnaît qu'il faut "être patient" et qu'il "faut faire attention" en ce qui concerne le retrait total des troupes russes d'Ossétie du Sud.







