Michèle Alliot-Marie et la Mildt lancent la campagne : "La Drogue si c’est illégal, ce n’est pas par hasard"
Michèle Alliot-Marie et Etienne Apaire, président de la Mildt, ont lancé le 20 novembre une campagne d'information sur les conséquences sociales désastreuses de la consommation de drogues. Alors que trop de Français, jeunes ou adultes, méconnaissent les risques légaux liés à la consommation de drogues, l'objectif est de rappeler à tous la loi en matière de drogues et de vente d’alcool aux mineurs. Pour que chacun comprenne que "La Drogue si c’est illégal, ce n’est pas par hasard".
Une baby-sitter consommant de la cocaïne, un conducteur fumant un joint, des jeunes qui font la fête et prennent de l’ecstasy. Ce sont les trois principaux spots TV de la grande campagne d'information publique lancée le 20 novembre. Objectif de cette campagne : rappeler le cadre légal en matière de drogues et de vente d’alcool aux mineurs, et que les drogues ont des conséquences dangereuses aussi bien pour soi que pour les autres. La campagne met en valeur les vertus protectrices de la loi. Elle s'adresse en priorité aux adultes qui sont "prescripteurs de la règle et premiers agents de la prévention", souligne la Mildt.
Tous ces spots renvoient vers le site www.drogues.gouv.fr ainsi que vers le numéro de Drogues info service : 0 800 23 13 13.
Les lois sur l'usage de drogues sont trop méconnues
Trop de Français méconnaissent la loi, et notamment l’interdit légal lié à la consommation de drogues illicites. Ainsi, 32 % des adultes pensent, à tort, que la consommation d’héroïne est autorisée à la maison et 49 % que fumer du cannabis l’est aussi. Des adultes qui connaissent cet interdit légal seront mieux à même de le faire respecter par leurs enfants.
D'autant que les jeunes eux-mêmes sont loin d'être insensibles à cet interdit : parmi les adolescents de 17 ans n’ayant pas consommé de cannabis durant le dernier mois, 39 % déclarent qu'ils n'en consomment pas parce que c'est interdit.
La production, la distribution et l’usage de substances stupéfiantes (cannabis, cocaïne, héroïne, drogues de synthèse) sont totalement interdits en dehors du cadre médical ou scientifique.
L’usage de produits stupéfiants peut faire l'objet de peines maximales d’un an d’emprisonnement et de 3 750 euros d’amende. Il s’agit de peines maximales. Dans la pratique, les autorités judiciaires conservent une importante marge d’appréciation.
L’emprisonnement reste très exceptionnel et lié à des situations de récidive ou de non-respect d’obligations judiciaires. La justice dispose de larges possibilités d’alternatives aux poursuites ou à la sanction : classement avec avertissement, classement avec orientation vers le secteur sanitaire et social (médecins, psychologues, assistantes sociales, associations, etc.), injonction thérapeutique (obligation de se soigner).
Le procureur de la République peut également appliquer, avec l’accord de la personne interpellée, la procédure de "composition pénale" qui évite le jugement : travail d’intérêt général, versement d’une amende, suppression du permis de conduire, etc.
Enfin, depuis la loi du 5 mars 2007 relative à la prévention de la délinquance, les personnes ayant commis le délit d’usage de produits stupéfiants encourent également une peine complémentaire : un stage de sensibilisation aux dangers de l’usage des produits stupéfiants (source : Mildt).
- on estime à 4 millions le nombre d’expérimentateurs de cannabis (au moins une fois dans l’année). 1,2 million de personnes fument du cannabis régulièrement (au moins 10 fois par mois), dont 550 000 quotidiennement (au moins une fois par jour). Même si elle diminue dans des proportions importantes depuis 2003, l’expérimentation de cannabis reste importante ;
- pour la cocaïne, on compte 1 million d’expérimentateurs dans l’année dont 250 000 usagers réguliers. Quant à la consommation d’ecstasy, elle a doublé entre 2000 et 2005 pour atteindre 200 000 expérimentateurs dans l’année ;
- enfin, il y aurait environ 60 000 héroïnomanes actifs, trois fois moins qu'il y a dix ans.
Si la consommation moyenne d’alcool a, elle, fortement baissé dans les trente dernières années, ce produit fait toujours l’objet d’abus et de consommations problématiques. Chez les jeunes de 17 ans par exemple, on constate une augmentation des ivresses occasionnelles (moins de trois par an), de 56,1 % en 2005 à 59,8 % en 2008, et un maintien à un niveau préoccupant des ivresses répétées (trois fois ou plus dans l’année) et régulières (10 fois ou plus) : respectivement 25,6% et 9 %.
Cette campagne s'inscrit dans la continuité de la campagne sur la dangerosité des drogues illicites lancée le 5 octobre dernier par Roselyne Bachelot et Etienne Apaire.
"Si vous chercher l'ivresse avant 18 ans, tombez amoureux"
Le deuxième volet de la campagne concerne l'alcool. Pour sensibiliser les jeunes et le grand public aux dispositions de la loi du 22 juillet 2009 interdisant l’offre et la vente d’alcool aux mineurs (loi dite hôpital, patients santé et territoires ), la Mildt met à disposition de la grande distribution, des cafés, hôtels, restaurants, discothèques et des stations services, une signalétique spécifique sous forme d’affiches,de stickers et de kakémonos.
Ce dispositif rappelle l’interdiction de vente d’alcool aux mineurs et le droit pour tout distributeur d’alcool de demander une pièce d’identité en cas de doute sur l’âge de l’acheteur.







