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Les résultats du commerce extérieur pour l'année 2008

13.février2009

Au total, le déficit commercial a atteint 55,7 milliards d’euros en 2008, les quatre cinquièmes de la dégradation du solde par rapport à 2007 ayant été causés par la facture énergétique. Hors énergie et hors automobile, le solde commercial s’est amélioré d’environ 3 milliards d’euros sur la même année. Outre ce bilan chiffré, Anne-Marie Idrac a présenté, en Conseil des ministres du 13 février, le train de mesures mises en oeuvre pour améliorer la compétitivité de la France.

Le texte de la communication en Conseil des ministres du 13 février

La secrétaire d'État chargée du commerce extérieur a présenté une communication relative aux résultats du commerce extérieur en 2008.

Le commerce extérieur a été marqué jusqu'à l'automne 2008 par la forte hausse de la facture énergétique et, en fin d'année, par la crise économique qui a affecté nos exportations, en particulier vers nos partenaires de l'Union européenne.

Au total, le déficit commercial a atteint 55,7 Md€ en 2008, les quatre cinquièmes de la dégradation du solde par rapport à 2007 étant imputables à la facture énergétique. Hors énergie et hors automobile, le solde commercial s'est amélioré d'environ 3 Md€ en 2008. Les exportations dans l'agro-alimentaire et les grands contrats de biens d'équipement se sont bien tenues. Les exportations automobiles ont en revanche été affectées par la crise chez nos partenaires européens.

Sur le moyen terme, l'importance des réformes engagées par le Gouvernement doit permettre d'améliorer la compétitivité de la France. La part de la France dans les échanges mondiaux en valeur se stabilise autour de 4% depuis 2007. Notre part de marché par rapport à nos partenaires de l'OCDE, en volume, se stabilise également en 2008 après l'érosion subie depuis 2002.

En 2009, deux défis doivent être relevés.

En premier lieu, il faut veiller au financement des exportations, fragilisé par la crise de liquidités des banques. Le Gouvernement est mobilisé depuis l'automne 2008. Il a tout d'abord facilité la garantie des exportations de commerce courant par la Coface. Il a ensuite obtenu des banques françaises qu'elles s'engagent à délivrer 7 Md€ de crédits à l'exportation en contrepartie d'une nouvelle tranche de renforcement de leurs fonds propres. L'objectif est qu'aucun exportateur ne perde un marché pour des raisons de financement.

En deuxième lieu, garder les marchés ouverts est vital pour l'économie française, dont un salarié sur quatre dans le secteur privé travaille pour l'exportation. Lors du sommet du G20 de Londres en avril prochain, l'engagement pris par les chefs d'Etat et de gouvernement à Washington en novembre contre toute mesure protectionniste doit être réaffirmé et la vérification de cet engagement confiée à l'Organisation mondiale du commerce. La France appelle également de ses vœux la conclusion rapide d'un accord ambitieux et équilibré dans le cadre du cycle de Doha.