Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a lancé les deux premières zones de sécurité prioritaires (ZSP), à Saint Ouen, en Seine-Saint-Denis, le 11 septembre 2012 et à Saint-Gilles, dans le Gard, le 17 septembre. Il a notamment annoncé la mise en place d'une cinquantaine de ZSP d'ici à septembre 2013 et a rappelé l'importance des partenariats locaux et d'un travail conjoint avec la justice.
"Les zones de sécurité prioritaires (ZSP) correspondent à des territoires ciblés dans lesquels des actes de délinquance ou d'incivilité sont structurellement enracinés." C'est ainsi que Manuel Valls avait défini le principe des zones de sécurité prioritaires dans une circulaire datée du 30 juillet 2012 (à télécharger ci-dessous). Le 11 septembre, à Saint-Ouen, il a officiellement lancé une première ZSP en zone de police nationale, puis s'est rendu le 17 septembre à Saint-Gilles, dans le Gard, pour le lancement d'une ZSP en zone de compétence de gendarmerie. "Dès le départ, j'ai voulu que police et gendarmerie soient associées dans la démarche des zones de sécurité prioritaires et que les quartiers retenus concernent deux zones de compétence", a souligné le ministre de l'Intérieur.
De 50 à 60 zones de sécurité prioritaires d'ici à septembre 2013
Quinze zones de sécurité prioritaires ont d'ores et déjà été dévoilées par Manuel Valls (voir encadré ci-dessous). "Au total, entre 50 et 60 zones de sécurité prioritaires seront désignées la première année, d'ici à septembre 2013, et autant les deux années suivantes", a précisé le ministre. Des zones qui "ont vocation à être développées sur l'ensemble du territoire," a-t-il rappelé lors de son discours à Saint-Gilles. Les ZSP traduisent "une méthode concrète, visant notamment à déterminer les segments de la délinquance à attaquer en priorité sur un territoire", indique le ministère de l'Intérieur.
Un travail de concert avec la justice
Dans le cadre de la mise en place progressive des zones de sécurité prioritaires, Manuel Valls a annoncé la création de 500 emplois dans la police et la gendarmerie en 2013, tout en rappelant l'intérêt de s'appuyer sur les réseaux déjà en place : "La méthode des zones de sécurité prioritaires, c'est [...] d'abord de réussir à tirer le plein potentiel des moyens existants en décloisonnant l'action des services et plus largement l'ensemble des services publics, en jouant sur les partenariats avec tous les acteurs locaux." Il a également précisé collaborer très étroitement sur ce dossier avec Christiane Taubira et le ministère de la Justice. De son côté, la garde des Sceaux, lors d'une réunion avec les procureurs généraux et les procureurs de la République concernés, le 13 septembre dernier, a souligné l'importance de la présence de la justice dans ces zones de sécurité prioritaires.
• Seine-Saint-Denis (Saint-Denis, Saint-Ouen)
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• Gard (Vauvert et Saint-Gilles)
• Hérault (Lunel et Mauguio)
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