Créée en 1962, la PAC a consolidé et dépassé son premier objectif d'autosuffisance alimentaire en moins de dix ans. Elle a progressivement mis en place un modèle agricole basé sur la reconnaissance des bassins de production que sont les territoires ruraux.
Aujourd'hui, tout en renforçant sa compétitivité, en soutenant la création d’emplois et le développement dans les zones rurales, la Politique agricole commune prend des mesures pour lutter contre les conséquences de la production agricole sur l'environnement.
Les pères français de l'Europe agricole
La PAC a vu le jour grâce à de nombreux acteurs français : Edgard Pisani, Michel Rocard, Jean Pinchon, Henri Nallet, Bertrand Hervieux… autant de grandes figures à qui la vidéo "La voix de ses pères" donne la parole. Extraits.
|
Au lendemain de la Seconde guerre mondiale, six nations - la France, la Belgique, le Luxembourg, les Pays-Bas, l'Italie et l’Allemagne de l’Ouest – mettent en terre le germe de la Politique agricole commune (PAC). En créant en 1962 la PAC, les pays précurseurs de l'Europe actuelle souhaitaient assurer la sécurité alimentaire en fournissant aux citoyens des denrées à des prix abordables, tout en assurant un niveau de vie équitable aux producteurs. Un but atteint en moins de dix ans. Outre son abondance, la PAC a également contribué à développer une offre alimentaire diverse, saine et de qualité prenant en compte, notamment en France, les spécificités des patrimoines nationaux, nés et solidement implantés dans les terroirs(1).
C'est à partir de 1999 qu'elle bâtit son "second pilier" en orientant ses aides vers le développement rural, les zones fragiles et l'environnement. Après un "bilan de santé" en 2007 la PAC ambitionne de se moderniser afin de s'adapter aux nouveaux défis, notamment le virage des modes de production intégrant la question du patrimoine environnemental. Une des questions essentielles portées par la réforme de la PAC.
Cinquante années de Politique agricole commune
|
> Lire la suite...
-
Les zones rurales des 27 Etats membres représentent 91 % du territoire et concernent près de 60 % de la population. ↩


