Skip to Content

Les mesures prises pour relancer l'économie

12.janvier2009

Le plan de relance massif présenté à Douai le 4 décembre s'inscrit dans une série de mesures prises par le président de la République et le Gouvernement pour stimuler l'économie et soutenir la croissance.

Au total, ce sont environ 65 milliards d'euros qui sont injectés dans l'économie avec trois objectifs, stimuler l'activité et l'emploi, favoriser l'investissement public et renforcer la solidarité.

Le plan de relance qui vient s'ajouter aux mesures engagées dès le début de la crise va permettre de produire des effets immédiats et de créer les conditions d'une relance rapide et durable.

Les chiffres clés

65 milliards d'euros : c'est le montant total injecté dans l'économie :
-  50 milliards d'euros : les moyens publics nouveaux injectés directement.
-  15 milliards d'euros : le budget injecté indirectement grâce à l'évolution spontanée des recettes et des dépenses publiques.

-  35 % : c'est la part des 50 milliards d'euros mobilisée pour la solidarité et le logement.

Quel est le montant de l'ensemble des mesures de soutien à l'économie ?

Dès le début de la crise financière, des mesures concrètes ont été prises, avec trois objectifs :
-  soutenir l'activité et les emplois ;
-  investir dans l'avenir pour créer de l'activité aujourd'hui et renforcer la compétitivité de demain ;
-  renforcer la solidarité nationale qui doit jouer à plein en temps de crise.

Au total, ce sont environ 65 milliards d'euros qui sont injectés dans l'économie :
-  50 milliards d'euros de moyens nouveaux, apportés par l'Etat, sont injectés dans l'économie sous forme de baisse de prélèvements obligatoires et de dépenses supplémentaires ;
-  15 milliards d'euros résultent de l'évolution spontanée des recettes et des dépenses, qui joue un "rôle d'amortisseur" en période de crise.

Sur les 50 milliards d'euros de moyens nouveaux, 45 % sont consacrés à l'activité économique et à l'emploi, 20 % à l'investissement public et 35 % à la solidarité et au logement, c'est-à-dire directement aux ménages.

A quoi sont destinés les 50 milliards de moyens nouveaux mobilisés par l'Etat ?

Ces 50 milliards d'euros prennent la forme soit de baisses d'impôts soit de dépenses nouvelles et se décomposent ainsi :
-  10 milliards d'euros de baisses d'impôts pour soutenir l'activité et le pouvoir d'achat des ménages : bien avant le début de la crise, les prélèvements obligatoires ont été sensiblement baissé. Les heures supplémentaires, le crédit d'impôt sur les intérêts d'emprunt, la diminution des frais de succession ont permis à la France de mieux résister face au ralentissement brutal de l'économie mondiale. Ces mesures ont apporté des résultats concrets : si les ventes d'automobiles ont bien moins chuté en France que dans d'autres pays, c'est notamment grâce au bonus automobile qui représente une aide directe aux Français de 200 millions d'euros ;
-  10 milliards d'euros consacrés à la revalorisation des prestations sociales et à la création du RSA pour que la solidarité nationale joue à plein : ces revalorisations, comme celles du minimum vieillesse, de l'allocation aux adultes handicapés ou des petites retraites, sont ciblées sur les Français les plus modestes ;
-  6 milliards d'euros de dotations au Fonds stratégique d'investissement pour soutenir et protéger les entreprises : 6 milliards d'euros de liquidités nouvelles ont été injectés pour soutenir la croissance des PME prometteuses en leur apportant les fonds propres nécessaires à leur développement et pour sécuriser le capital d'entreprises stratégiques ;
-  26 milliards d'euros du plan de relance : ce plan, dont la mise en oeuvre a été confiée à Patrick Devedjian, joue sur tous les leviers de la relance. Ce plan de relance massif, avec un montant équivalent à 1,3 % du PIB (soit un peu plus que l'objectif de 1,2 % fixé par la Commission européenne), c'est de l'argent nouveau mobilisé par l'Etat.

Qu'en est-il des 15 milliards d'euros restant ?

Lorsque des difficultés apparaissent, décider de ne pas compenser la baisse des recettes fiscales par des hausses d'impôts ou des coupes dans les dépenses publiques, comme le fait le Gouvernement, revient à injecter de l'argent dans l'économie.

Comme la France est le pays où la couverture sociale et le niveau de prélèvements obligatoires sont les plus élevés au monde, les "filets de sécurité" et les "stabilisateurs automatiques" y jouent un rôle crucial, bien plus important que dans d'autres pays, comme par exemple les pays anglo-saxons.

Cet effet est estimé à au moins 15 milliards d'euros. Il se traduit non seulement par des pertes de recettes publiques mais aussi par l'augmentation de certaines dépenses sociales.