Le président de la République a réuni, mercredi 18 janvier, les partenaires sociaux en présence du Premier ministre et des ministres concernés pour un sommet consacré à la crise. Un certain nombre de mesures d'urgence ont été prises à l'issue de ce sommet, représentant un effort budgétaire pour l'Etat de 430 millions d'euros.
Afin de protéger l'emploi en cette période de crise, des mesures immédiates vont être prises pour encourager le recours à l'activité partielle et aux dispositifs de formation en alternative au licenciement, pour soutenir l'emploi des jeunes et pour mieux accompagner les chômeurs de longue durée vers un retour efficace à l'emploi.
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Pour encourager le recours à l'activité partielle, son utilisation va être simplifiée. Les délais d'instruction des demandes des entreprises passeront de 20 à 10 jours ainsi que les délais de paiement. Les obstacles juridiques empêchant les salariés de se former pendant les heures non travaillées seront levés. De même que des crédits supplémentaires vont être affectés : 100 millions d'euros pour faire face à une éventuelle augmentation des demandes d'entreprises en difficulté, et 40 millions d'euros pour les dispositifs "former plutôt que licencier" dans les territoires et les branches les plus concernés par les mutations économiques.
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Pour soutenir l'emploi des jeunes, le dispositif "zéro charge" dans les entreprises de moins de 10 salariés est réactivé, pour une période de six mois pour toute embauche d'un jeune de moins de 26 ans en CDI ou CDD de plus d'un mois. Une exonération à 100 % au niveau du Smic, puis dégressive jusqu'à 1,6 Smic. Le coût de cette mesure est estimé à 100 millions d'euros en 2012.
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Pour mieux accompagner les chômeurs de longue durée (dont le nombre a fortement augmenté sous l'effet de la crise, s'établissant aujourd’hui à près de 600 000 personnes), tous se verront offrir une solution par Pôle emploi : formations, contrats aidés, prestations d'accompagnement vers le retour à l'emploi… Sur le terrain, les moyens de Pôle emploi seront renforcés en conséquence : 1 000 salariés seront recrutés en CDD pour un coût estimé à 39 millions d'euros.
Nouveaux chantiers de réflexion autour de l'alternance et la formation professionnelle
Afin d'amplifier les efforts de recrutement de jeunes en alternance dans les entreprises de plus de 250 personnes, le ministre du Travail, de l'Emploi et de la Santé, Xavier Bertrand, est chargé d'engager une discussion avec les partenaires sociaux sur ce sujet.
Par ailleurs, une mission est confiée au sénateur des Yvelines et ancien président du Sénat, Gérard Larcher, pour préparer une réforme de la formation professionnelle d'ici à deux mois.
"S'agissant de la réforme du financement de la protection sociale, de la négociation d'accords compétitivité-emploi au sein des entreprises, du financement de l'industrie et de la politique du logement, le sommet sur la crise a permis un échange approfondi sur ces différents sujets. Le Premier ministre poursuivra les concertations notamment avec les parlementaires. Le président de la République annoncera avant la fin du mois de janvier les décisions sur ces quatre chantiers", indique le communiqué de l'Elysée.
►En savoir plus : consulter le dossier de présentation du sommet sur la crise
