Les grandes écoles s'engagent afin d'atteindre l'objectif de 30% de boursiers dans leurs promotions
La convention signée, le 2 février, entre Valérie Pécresse et les représentants des grandes écoles devrait permettre à ces dernières d'atteindre l'objectif fixé par le président de la République d'accueillir 30 % de boursiers en leur sein. Les grandes écoles s'engagent notamment à dispenser les élèves boursiers de frais de concours, à développer les formations en apprentissage et à valoriser les filières technologiques.
Valérie Pécresse a signé une convention sur la diversité et l'égalité des chances avec les représentants de la Conférence des grandes écoles (CGE) et de la Conférence des directeurs des écoles françaises d'ingénieurs (CDEFI) en présence de Yazid Sabeg, commissaire à la Diversité et à l'Egalité des chances.
Les signataires s'engagent à promouvoir et à accroître la diversification des voies de recrutement afin d'atteindre l'objectif des 30 % de boursiers fixé par le Gouvernement.
"Cette convention marque la volonté du Gouvernement et des Conférences de s'engager dans le cadre d'une feuille de route commune, sur le long terme, pour la diversité et l'égalité des chances, en agissant dès le lycée et tout au long des différentes étapes du parcours des jeunes (choix des filières, accès aux classes préparatoires, présentation aux concours...)", déclare Valérie Pécresse dans un communiqué. Une structure de consultation et de communication permanente est ainsi créée, de même qu'un comité de pilotage et de suivi qui se réunira au moins deux fois par an.
Cette convention prévoit cinq domaines d'actions principaux :
- l'information et l'accompagnement des élèves et des étudiants, grâce notamment à des actions de communication qui "doivent être renforcées afin de briser l'autocensure des jeunes", indique Valérie Pécresse. A la rentrée 2011, 100 % des membres des deux Conférences signataires devront participer aux Cordées de la réussite" ;
- l'ouverture sociale des grandes écoles, les signataires s'engageant à diversifier les voies de recrutement de leurs étudiants ;
- les formations en apprentissage : les grandes écoles s'engagent notamment à augmenter le nombre de places offertes dans les voies d'apprentissage, "à la fois en augmentant leur nombre dans les filières déjà ouvertes, et en favorisant l'ouverture de nouvelles filières" ;
- les concours : les grandes écoles s'engagent à dispenser les étudiants boursiers des frais de concours et à mettre en place, pour le déroulement des épreuves orales, des modalités d'organisation qui réduisent les frais de transports et d'hébergement, en particulier pour les boursiers. Elles s'engagent aussi à "mener une étude sur les éventuels biais sociaux des épreuves de concours" et apporteront leur soutien à la mission sur le sujet confiée aux inspections générales par le ministère de l'Education nationale et le ministère de l'Enseignement supérieur ;
- les filières technologiques, qui devront être valorisées grâce notamment à la création de nouvelles classes préparatoires spécifiques. "Les bacheliers technologiques devront bénéficier de davantage de possibilités d'accès aux écoles de management, d'ingénieurs soit à bac + 0, soit après une classe préparatoire", selon la convention.









