Les dirigeants européens entérinent le nouveau projet d'Union pour la Méditerranée
Les dirigeants européens réunis en sommet à Bruxelles ont dit oui, le 13 mars, au projet d’Union pour la Méditerranée présenté conjointement par Nicolas Sarkozy et Angela Merkel. Objectif : renforcer la coopération entre l'Union et les pays du Maghreb et du Proche-Orient.
"J'ai le plaisir de vous informer que demain matin sera formellement prise la décision de transformer le processus de Barcelone en Union pour la Méditerranée. La décision a été prise ce soir, à l'unanimité, avec un grand enthousiasme", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'une conférence de presse suivant le dîner des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne.
Le projet consistera à insuffler "un nouvel élan" au processus de Barcelone sur les partenariats euro-méditerranéens, lancé en 1995.
Une dizaine de pays du sud méditerranéen sont impliqués : l'Algérie, l'Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, les territoires palestiniens, la Syrie, la Tunisie, rejoints depuis 2007 par la Mauritanie. La Libye a un rôle d'observateur.
Trois priorités seront développées : la participation de tous les pays européens, la coopération régionale et l'appel à des fonds privés.
La nouvelle Union sera conjointement présidée par un pays du sud et un pays du nord de la Méditerranée. Les deux présidents seront assistés d'un secrétariat chargé du suivi des projets et de l'organisation, tous les deux ans, d'un sommet réunissant les 43 pays invités.
Quelque 3 milliards d'euros de fonds communautaires, gérés par la Commission européenne, seront alloués entre 2007 et 2010 aux états du Sud.
L'Union sera officiellement lancée le 13 juillet lors d'un sommet rassemblant tous les Etats de l'UE et les pays riverains du Sud, sous la Présidence française de l'Union européenne.