Les bâtiments basse consommation préfigurent l'habitat de demain
Le secteur du bâtiment est le plus gros "dévoreur" d'énergie en France avec 42,5 % de l'énergie totale consommée. Un secteur qui contribue pour 23 % aux émissions totales de CO² dans l'Hexagone. Avec la Règlementation thermique 2005 et la loi Grenelle 1, les normes d'efficacité énergétique des logements ont été renforcées. Les bâtiments et les équipements publics étaient les premiers concernés. Aujourd'hui, une nouvelle étape est franchie avec la généralisation des normes bâtiments basse consommation (BBC) aux logements privés neufs d'ici à 2012.
En route vers les bâtiments à énergie positive (BEP)
Grâce à une meilleure conception du bâti (besoin "bioclimatique" estimé dès la conception, test d'étanchéité à l'air…) et à une généralisation des techniques les plus innovantes, la consommation globale d'énergie sera réduite d'un facteur de 2 à 4 et les besoins de chauffage divisés par 2 ou 3. Objectif : un abaissement à 50 kWh/m²/an par an contre 150 aujourd'hui d'ici à 2012 et 35 millions de tonnes de CO² en moins d'ici à 2020.
Les avancées induites par la Réglementation thermique 2012 (RT 2012) vont conduire à une véritable révolution : les bâtiments à énergie positive (BEP). Des bâtiments autosuffisants en énergie qui produiront plus d'énergie qu'ils n'en consomment.
Le BBC devient un standard du marché
Avec 45 000 demandes de certification "BBC-Effinergie" pour le seul premier semestre 2010 (chiffre plus que doublé par rapport à 2009), les bâtiments basse consommation sont en passe de devenir la norme du marché de la construction. Les régions Île-de-France, Rhône-Alpes et Aquitaine forment le tiercé de tête avec 50 % des demandes à elles seules. Un site internet dédié recense l'ensemble des dispositifs législatifs et réglementaires.
Des coûts de construction maîtrisés (5 à 7 % d'ici à 2013) et un surcoût d'investissement rapidement rentabilisé font également partie de l'équation. L'Ademe estime que le surplus d'investissement (10 à 15 %) sera ramené entre 5 et 10 % d'ici à 2012 grâce aux économies d'énergies induites par les nouvelles performances énergétiques des bâtiments.
Au final pour les Français, le gain de pouvoir d'achat s'établira sur vingt ans entre 5 000 euros (logement dans un immeuble collectif) et 15 000 euros (maison individuelle), selon le Ministère de l'Ecologie.

