Pierre Moscovici a annoncé le 15 janvier, le nouvel ajustement du taux du livret A, à 1,75 %. En décidant d'un taux supérieur à celui normalement prévu par le renouvellement automatique, le Gouvernement marque sa volonté de préserver le pouvoir d'achat des ménages français.
Préserver le pouvoir d'achat des Français : c'est le but visé par Pierre Moscovici en décidant d'abaisser le taux du Livret A à 1,75 %. Soit, 0,25 % de plus par rapport au taux initialement prévu par la Banque de France (1,5 %). "Nous avons ajouté un coup de pouce de 0,25 %. Ce qui veut dire que le pouvoir d'achat du livret A sera le plus important depuis deux ans", a déclaré Pierre Moscovici(1).
| 0, 25 % | C'est le "coup de pouce" décidé par le Gouvernement en faveur du pouvoir d'achat des Français |
Afin de tenir compte de l'inflation, la Banque de France calcule ces taux(2) deux fois par an, le 15 janvier et le 15 juillet selon des modalités fixées(3) par le règlement n° 86–13 du 14 mai 1986, du Comité de la réglementation bancaire et financière. Les taux modifiés sont publiés au Journal officiel par le directeur du Trésor. Toutefois, le texte prévoit deux exceptions justifiant une dérogation. Des "circonstances exceptionnelles" telles que la prévision d'une baisse de l'inflation à court terme, justifiant le maintien d'un taux plus élevé que celui prescrit afin de soutenir la consommation. Deuxième cas de figure : un taux "ne permettant pas de préserver globalement le pouvoir d'achat des épargnants."
C'est cette seconde disposition que Pierre Moscovici a défendue : "nous sommes tombés d'accord [avec le gouverneur de la Banque de France, ndlr] sur le fait qu'il y avait un souci des Français par rapport à leur pouvoir d'achat."
Rappelons que le plafond du Livret A a été porté à 22 950 euros au 1er janvier 2013.
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RTL 7h50-Invité de Jean-Michel Aphatie, le 15 janvier 2013. ↩
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Variation sur 12 mois de l'indice Insee des prix à la consommation de l'ensemble des ménages. ↩
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"Les taux […] sont égaux à la moyenne arithmétique entre d’une part la moyenne mensuelle de l’Euribor 3 mois et d’autre part l’inflation en France mesurée par la variation sur douze mois de l’indice Insee des prix à la consommation de l’ensemble des ménages, pour le dernier mois pour lequel ces données sont connues, majorée d’un quart de point, avec arrondi au quart de point le plus proche ou à défaut au quart de point supérieur." (Règlement n° 86–13 du 14 mai 1986, du Comité de la réglementation bancaire et financière, relatif à la rémunération des fonds reçus par les établissements de crédit.) ↩

