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Le ministre de l'Agriculture présentera le 6 août un plan de soutien à la filière fruits et légumes

05.août2009

Bruno Le Maire a annoncé le 4 août avoir obtenu un délai supplémentaire pour expertiser au cas par cas le montant des remboursements exigés par Bruxelles. Remboursements qu'il entend renégocier à la baisse. Le ministre a par ailleurs indiqué qu’un "plan de soutien immédiat" sera mis en place en faveur des producteurs de fruits et légumes afin de les accompagner dans cette démarche de règlement.

Ce plan de soutien prévoit notamment la prise en charge de cotisations sociales et de charges financières liées aux emprunts des exploitants en difficulté, a expliqué le ministre après avoir rencontré les représentants de la filière. Bruno Le Maire a aussi annoncé la prolongation, pour un week-end au mois d'août, des ventes au déballage sur les parkings des supermarchés, afin d'écouler la production française. La grande distribution ayant "promis de jouer le jeu".

Une réunion technique avec l'ensemble des acteurs de la filière se tiendra jeudi au ministère avec les services administratifs et le cabinet du ministre pour préciser les mesures à prendre.

Le ministre souhaite aussi s'attaquer aux problèmes structurels de la filière, qui souffre de problèmes de compétitivité. Une autre réunion se tiendra donc en septembre pour trouver des solutions "constructives et pérennes", a indiqué le ministre.

"Nous n'y parviendrons pas contre l'Europe, a-t-il également insisté. Nous y parviendrons dans le cadre européen." "J'ai fait le choix de solder les comptes du passé", a-t-il souligné, rappelant le rendez-vous essentiel qui aura lieu au début 2010 pour les premières négociations de la prochaine politique agricole commune (Pac).

Concernant le remboursement des aides reçues entre 1992 et 2002, exigé par Bruxelles, le ministre a précisé qu'il défendrait les intérêts des producteurs et négocierait avec la Commission européenne une baisse des remboursements."Je conteste formellement le chiffre de 500 millions d'euros", qui est "largement surévalué". "C’est pour cette raison, a ajouté le ministre, que j’ai demandé et obtenu auprès de la commissaire européenne, Mariann Fischer Boel, un délai supplémentaire pour expertiser au cas par cas le montant des remboursements exigés aux producteurs."